Louis-Philippe Denis reçoit les félicitations de ses coéquipiers après avoir enfilé son deuxième but du match.

Plus de 60 tirs plus tard, les Inouk l'emportent

L’Arctic de Montréal-Nord et son gardien Cédric Larivière ont tenu le coup pendant plus de deux périodes, vendredi soir, au centre sportif Léonard-Grondin. Mais la crème a fini par remonter à la surface et les Inouk ont signé une victoire de 6-3 devant 476 de leurs partisans.

Après deux périodes, l’Arctic, pire équipe de la Ligue junior AAA avec ses quatre petites victoires en 31 matches, menait 3-2. En fait, il a gardé son avance jusqu’à la huitième minute de la troisième. Mais les Inouk ont enfilé trois buts en moins de quatre minutes et c’en était fait des chances des visiteurs.

William Leblanc, Louis-Philippe Denis et Thomas Caron n’avaient pas joué ensemble depuis un bout et, manifestement, ils s’étaient ennuyés. À vrai dire, ils ont presque fait tout le travail en attaque, Denis amassant deux buts et autant de passes, Will The Thrill récoltant un but et trois passes et Caron, de retour du Défi mondial junior A, inscrivant trois passes.

Simon Lavoie, Félip Bourdeau et Tristan Belliveau ont enregistré les autres buts des vainqueurs, qui s’en vont à la pause des fêtes avec une fiche de 22 gains et 8 défaites.

Cédric Larivière a fait face à... 64 lancers. On dira que les Granbyens n’ont pas effectué tant de tirs dangereux, mais reste qu’il a bloqué 58 rondelles.

À l’autre bout, Hugo Duteau a repoussé 14 tirs, lui qui a cédé deux fois devant Nicolas Ranno. Marc-Antoine Dufour devait garder les buts des Inouk, mais la gastro a fait des ravages chez vos favoris cette semaine et il en est la dernière victime. Nicolas Gendron était l’adjoint de Duteau.

Nicolas Roy, Hubert Cyrenne-Blanchard et Nathan Martel, tous blessés, ainsi que Miguel Duchaine (premier de deux matchs de suspension) n’étaient pas en uniforme non plus.

Leblanc : « Une question de temps »

William Leblanc a marqué son 45e but de la saison vendredi. Il était heureux de retrouver Thomas Caron à ses côtés.

« On a tellement une belle chimie, Thomas, Louis-Philippe et moi, a-t-il dit. Ce soir, on est tombés sur un gardien qui arrêtait tout, mais on savait que c’était une question de temps et qu’à force de lancer et de lancer, ça allait finir par rentrer. »

Will The Thrill l’avoue : la pause des fêtes est la bienvenue.

« Oui, on est fatigués. Penser à autre chose que le hockey pendant quelques jours va faire du bien. Surtout que nous, on vise haut. Il faut recharger nos batteries afin de revenir plus fort en 2019. »

S’il a avoué que le nombre d’arrêts effectués par Cédric Larivière était impressionnant, Patrice Bosch a indiqué que les Inouk avaient trop souvent lancé dans le ventre du gardien de l’Arctic.

« Pendant deux périodes, il n’y avait personne devant lui et on lançait toujours en périphérie du filet, a-t-il mentionné. Il a été bon, c’est sûr, mais on l’a aidé à bien paraître. »

Bosch a ensuite tenu à rendre hommage à l’ex-recruteur en chef Gilles Lapierre, que les Inouk ont honoré avant le match.

« J’ai travaillé avec Gilles pendant sept ans et je peux vous dire qu’il ne s’est pas souvent trompé. Je me suis obstiné souvent avec lui, mais il avait toujours les bons arguments pour nous convaincre de choisir tel ou tel joueur. C’est un passionné du hockey et les joueurs qu’il nous recommandait étaient toujours des passionnés comme lui. Il ne jouait pas, mais c’est un grand de l’histoire des Inouk. »