L’ex-défenseur des Faucons/Castors et du Saint-François de Sherbrooke, Pierre-Luc Courchesne.

Pierre-Luc Courchesne est heureux en Estrie

CHRONIQUE / En sillonnant les différents arénas du Québec, que ce soit pour nos Inouk ou afin d’entraîner les petits Rockies de Bromont atomes dont fait partie mon petit bonhomme, il arrive que je fasse la rencontre d’anciens joueurs devenus des adultes.

À ce sujet, je vous ai récemment parlé de Sénèque Hyacinthe et d’Alain O’Driscoll, avec lesquels j’avais longuement jasé peu avant les vacances de Noël. Si j’avais renoué avec Sénèque lors d’un match midget AAA opposant les Forestiers d’Amos au Phénix du Collège Esther-Blondin au centre sportif de Lachenaie, j’ai été très heureux de retrouver Alain, un de nos anciens porte-couleurs avec le défunt Rocket de Montréal (LHJMQ), lors du premier Défi midget espoir qui se tenait à Drummondville à la fin de novembre.

La semaine dernière, alors que nos petits atomes allaient affronter les Cantonniers de Magog au tournoi de Cowansville, quelle ne fut pas ma surprise de revoir un autre de nos anciens joueurs, cette fois avec les Estacades midget AAA de Trois-Rivières, le défenseur Pierre-Luc Courchesne, que les amateurs de hockey junior de la région ont sans doute bien connu.

Originaire de Nicolet et ayant terminé sa première saison avec les Estacades même s’il n’avait que 14 ans, il était promu, selon l’avis de bien des hommes de hockey de la province, à une carrière fantastique. D’ailleurs, à la fin de la saison suivante, soit en 1997, ce défenseur de 6 pieds et de 195 livres fut le premier choix des Faucons de Sherbrooke (4e au total) lors du repêchage de la LHJMQ, tout juste après les sélections de Jonathan Gautier (Baie-Comeau), de Morgan Warren (Moncton), et du désormais célèbre Mike Ribeiro (Rouyn-Noranda).

Ironie du sort, le dépisteur-chef des Faucons du temps, mon vieux chum Gaétan Boucher (l’homme de hockey avec lequel j’ai adoré travailler par la suite avec le Rocket et non le patineur de vitesse médaillé olympique!) avait repêché l’année d’avant un autre défenseur des Estacades comme premier choix : Martin Beauchesne, probablement le meilleur ami de Pierre-Luc.

À cette époque, le jeune Courchesne faisait à ce point tourner les têtes que son entraîneur à Sherbrooke, Robert « Bob » Mongrain, avait eu l’audace de le comparer à Raymond Bourque devant les caméras de télé. Il faut dire cependant que le premier avait été le coéquipier du second avec les Draveurs de Trois-Rivières au milieu des années 1970.

Quant à Pierre-Luc, de nombreuses blessures ayant ralenti sa progression tout au long de ses cinq saisons à Sherbrooke, il fut tout de même invité à des camps professionnels, ceux des Blues de St. Louis et des Flames de Calgary. Il a même disputé, dans la jeune vingtaine, trois rencontres avec le club-école de ces derniers, situé à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Après ce court séjour dans les Maritimes, il s’est toutefois exilé pendant trois saisons en Pennsylvanie afin de porter les couleurs des mythiques Chiefs de Johnstown (East Coast Hockey League), où il fut, notamment, le coéquipier du défenseur Brent Bilodeau, un ex-premier choix du Canadien.

Une fois ses illusions de faire carrière dans la LNH effacées, il décida de revenir s’établir en Estrie, d’abord pour venir rejoindre sa conjointe qu’il avait rencontrée lors de son stage junior avec les Faucons/Castors, mais aussi pour porter les couleurs du Saint-François de Sherbrooke, l’équipe de la Ligue nord-américaine qui évoluait alors au Palais des sports.

Clairvoyant, il a profité de ses temps libres le jour pour effectuer un retour aux études. Il a obtenu, quelques années plus tard, son diplôme de l’école des pompiers, lui qui travaille dans ce domaine pour le compte de la Ville de Magog.

«Quand je vous vois M. Gélinas, on se rappelle que c’était le bon temps!», m’a--t-il lancé une fois la sirène annonçant la fin du match. Mais si j’ai eu beaucoup de plaisir chez les pros, je suis maintenant passé à autre chose. J’ai une belle famille, un bon travail, j’ai bien du fun à coacher mon fils (Jacob – qui porte le #77, tout comme le faisait son paternel!), et je suis très heureux à Magog! Qu’est-ce que je pourrais demander de mieux?»

Un job d’entraîneur à un niveau supérieur dans quelques années, pourquoi pas mon Pierre-Luc?

Je connais bien des organisations qui adoreraient pouvoir bénéficier de tes judicieux conseils, toi qui jouais si bien ta position!

Le jeune Lou-Félix Denis, de Farnham

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Quand on aime le hockey… Le jeune Lou-Félix Denis de Farnham n’aime pas seulement le hockey, il en mange ! En effet, celui qui porte les couleurs des Cantonniers de Magog au niveau midget AAA pourrait bien se la couler douce lors de ses trop peu nombreuses journées de congé. Mais non. Tout comme son père Sébastien, il officie des matchs de hockey mineur. J’ai d’ailleurs fait sa rencontre lors d’un récent match et j’ai adoré sa personnalité. Un jeune homme poli, gentil comme tout et très bien articulé. On ne peut donc lui souhaiter la meilleure des chances pour sa carrière, Lou-Félix ayant été un choix des Huskies de Rouyn-Noranda lors du dernier repêchage de la LHJMQ.