« À court terme, je veux grimper dans le top 50 en simple », mentionne Pierre-Hugues Herbert.

Pierre-Hugues Herbert à Granby pour gagner

Pierre-Hugues Herbert s’amène au Challenger Banque Nationale de tennis avec une réputation. Celle d’avoir été le deuxième meilleur joueur sur la planète en double et celle d’avoir remporté les Internationaux des États-Unis en 2015, Wimbledon en 2016 et Roland-Garros ce printemps, toujours en double et à chaque fois avec Nicolas Mahut, qu’on a vu plus d’une fois sur les courts de Granby.

Mais voilà, le Français de 27 ans est loin d’être un mauvais joueur en simple. À preuve, son 79e rang mondial, qui lui permet d’être le favori du Challenger.

« Le double m’a fait connaître et m’a permis de faire des sous [il totalise plus de cinq millions de dollars en bourses], mais ma priorité, c’est clairement le simple, a raconté Herbert alors qu’il débarquait chez nous dimanche matin. En fait, je ne fais plus que 10 ou 11 tournois en double par année maintenant. »

Il est actuellement classé huitième au monde en double. Et en août dernier, il était 63e en simple, ce qui reste son meilleur classement à vie.

« À court terme, je veux grimper dans le top 50 en simple, a repris Herbert. Une semaine comme celle qui commence est importante pour moi. Mais le titre de favori m’importe peu. La compétition est tellement forte sur le circuit que n’importe qui peut battre n’importe qui sur un match. »

Au premier tour, mardi soir, Herbert se mesurera à son compatriote Vincent Millot, champion du Challenger en 2015. Les deux sont copains et s’entraînaient même ensemble dimanche.

« Ce ne sera pas facile. En partant, ce n’est jamais facile de jouer contre un ami. Et Vincent, même si son classement a déjà été meilleur (il est 290e), est un joueur solide. Je m’attends à une dure soirée. »

« J’adore le Québec »
Il est heureux à l’idée de passer la semaine à parler français.

« Moi, j’adore le Québec. Les Québécois sont d’une telle gentillesse et d’une telle générosité. L’an dernier, j’ai gagné en double à la Coupe Rogers à Montréal. Je me sens très bien chez vous. »

Herbert n’a pas joué depuis Wimbledon. Le changement de surface se fait parfois difficilement pour certains.

« Ça devrait bien aller. Mon objectif, c’est clair, est de gagner le tournoi. Mais le tableau est fort et j’ai l’impression que je devrai travailler dur à chacun des matchs. »

Il ne jouera pas en double à Granby. Il ne fait plus que les gros tournois, comme ceux du Grand Chelem et les Masters en double.

« Les gens me parlent beaucoup de mes performances en double et c’est correct. Mais j’accorde clairement la priorité au simple. »

Les favoris sont loin d’avoir toujours eu la vie facile à Granby. Faudra voir avec lui.