Benjamin Sigouin s’est ressaisi après avoir connu un début de match difficile face à son compatriote Taha Baadi.

Petit lundi, grosse semaine ?

La nouvelle formule du Challenger fait en sorte que le tournoi commence plutôt tranquillement. Lundi soir, on a eu droit à deux matchs impliquant de jeunes joueurs, trois sur quatre étant en fait des juniors. Ce n’était pas mauvais, on s’entend, mais on nous a habitués à des soirées d’ouverture plus spectaculaires, du moins avec de plus gros noms.

Et si vous vous demandez quand les Vasek Pospisil, Peter Polansky, Rebecca Marino et Leylah Annie Fernandez (une junior, mais toute une!) vont entrer en scène, sachez que ce ne sera que mercredi. Au moins, Katherine Sebov débarquera sur le court central mardi soir.

En début de soirée, lundi, le Vancouvérois Benjamin Sigouin, 20 ans, a disposé du Lavallois Taha Baadi, 18 ans, en des manches de 6-7, 6-4 et 6-2 dans le cadre d’une bataille intéressante.

«J’ai commencé le match lentement, mais je suis resté calme, je n’ai jamais paniqué et c’est ce qui a fait la différence, a expliqué Sigouin, qui n’a de francophone que le nom. J’ai aussi bien servi lors des points importants.»

Sigouin étudie et joue au tennis à l’Université de la Caroline du Nord, membre de la NCAA. Il a été recrue de l’année en 2017-2018. Pour l’heure, il dispute des tournois professionnels comme le Challenger en été seulement.

«J’ai hâte de passer chez les pros, c’est clair. En même temps, j’apprends beaucoup en Caroline du Nord. Dépendant de comment les choses vont se dérouler la saison prochaine à l’université, je pourrais décider de faire le saut plus tôt que prévu.»

Sigouin est un autre des nombreux beaux espoirs du tennis canadien. Mais voilà, ils ne se développent pas tous comme on le souhaiterait. Il faudra voir dans son cas.

Selon ce qu’on a vu lundi, Baadi n’est pas vilain non plus. Celui qui apprend son sport au Centre national de Tennis Canada, à Montréal, a péché par manque d’expérience face à Sigouin.

Haut taux de décibels…

Plus tard, l’Ontarien Liam Draxl, 17 ans, s’est incliné en deux manches identiques de 6-4 devant l’Américain Brandon Holt, 21 ans. Ce dernier est le fils de Tracy Austin, qui a été numéro un au monde chez les femmes dans les années 1980 et qui a remporté deux fois les Internationaux des États-Unis.

Il y avait de l’intensité sur le court, on vous prie de nous croire. Le niveau de décibels atteint par les deux joueurs était… impressionnant. Encore surprenant qu’aucun voisin n’ait appelé la police!

En après-midi, les Canadiens Justin Boulais et Pavel Krainik ont aussi subi l’élimination au premier tour.