La victoire de Yan Pellerin vient d’être confirmée. Le Granbyen est deux en deux en boxe.

Pellerin l’emporte par décision unanime

Yan Pellerin a remporté son deuxième combat en autant de tentatives en boxe professionnelle. S’il n’a pas réussi à faire tomber son adversaire comme il en avait exprimé le souhait, il a néanmoins gagné de façon plutôt convaincante, jeudi soir sur le ring du Cabaret du Casino de Montréal, face au Mexicain Jesus Beltran.

Selon les juges, de même que tous les observateurs, le Granbyen a remporté chacun des quatre rounds de sa bataille des lourds-légers. Il a eu particulièrement le dessus en deuxième partie de combat, où il a touché son adversaire très solidement en quelques occasions (il lui a d’ailleurs cassé le nez) avec sa droite et son jab. 

« Je suis satisfait, même si je voulais vraiment triompher par KO, a expliqué Pellerin à sa sortie du ring. J’ai essayé fort, j’ai clairement failli, mais j’avais affaire à un bon encaisseur, un gars qui n’était pas venu ici pour se coucher et partir avec son chèque. Mais je pense avoir livré un meilleur combat que la première fois, je pense que j’avais davantage l’air d’un vrai boxeur. »

Pellerin, qui a embarqué sur un ring de boxe après avoir livré 24 combats en arts martiaux mixtes, a bien paru jeudi. Il a offert une intéressante variété de coups à son adversaire et il n’a pas donné la chance à Beltran (1-2) de lui faire mal. 

« Contre Fernando Castillo, j’avais gagné essentiellement grâce à mon jab. Ce soir, ma droite a enregistré plusieurs fois et je l’ai mêlé comme il faut quand je me suis mis à frapper de la gauche. »

Pellerin n’a par ailleurs pas semblé embêté outre mesure par la taille de Beltran, qui avait effectivement l’air plus de 6’2’’ ou 6’3’’ que de 5’9’’. 

« J’ai réussi à m’ajuster. Pour le reste, il frappait plus lourd que Castillo et il répliquait efficacement à mon jab. C’était probablement un meilleur boxeur. »

Des rounds 

S’il n’a pas réussi à faire tomber Beltran, Pellerin se réjouissait à l’idée qu’il prend davantage d’expérience en allant à la limite de ses combats plutôt qu’en réglant ça en une couple de rounds. 

« Des rounds, c’est bon. Ça en prend quand tu commences. Avoir mis Beltran KO, je serais très content, mais d’avoir engrangé quatre autres rounds, c’est positif. »

Avant d’aller rejoindre les gens venus l’encourager, Pellerin a affirmé qu’il s’attendait à disputer deux autres combats de boxe et un combat en arts martiaux mixtes d’ici le mois d’août. Si tout se passe comme il le prévoit, ça voudra dire qu’il sera monté dans le ring et dans l’octogone cinq fois au cours des huit premiers mois de l’année. C’est beaucoup. 

« J’ai 38 ans, je n’ai pas le temps de niaiser. Mais je suis en forme. Et à mon âge, je vais prendre absolument tout ce qui passe. »

Yan Pellerin et Jesus Beltran lors d’un échange. Pellerin a clairement porté les meilleurs coups.

DYCZKA ET DIRK WAARDENBURG ONT APPRÉCIÉ

Les gens qui font dans les sports de combat à Granby forment quelque chose qui ressemble à une famille. Il ne fallait donc pas se surprendre de voir Adam Dyczka et l’entraîneur Dirk Waardenburg assister au combat de Yan Pellerin jeudi soir au Cabaret du Casino. Et les deux ont manifestement apprécié la performance de leur ami.

« À mes yeux, Yan a été très bon, a expliqué Dyczka. Il a porté de bons coups et sa défensive était solide. Il a remporté tous les rounds et il méritait la victoire. »

« Il a bien travaillé, a enchaîné Waardenburg. Clairement, il a pris une coche par rapport à son premier combat en boxe. Ce n’est pas facile de changer de sport et de prendre de nouvelles habitudes après tant d’années. Je dirais même que c’est un gros défi. Mais il se débrouille bien. »