Les deux premiers rounds auront été les meilleurs de Pellerin. Il vient ici d’atteindre solidement Fernando Castillo.

Pellerin a passé le test

Yan Pellerin a relevé le défi : à 37 ans et à son premier combat de boxe professionnelle en carrière, il a eu le meilleur sur le Mexicain Fernando Castillo, jeudi soir, au Casino de Montréal.

Pellerin l’a emporté par décision majoritaire des juges au terme d’une bataille de quatre rounds chez les lourds-légers. Si le juge no 1 a conclu à un verdict nul, les deux autres ont donné trois rounds sur quatre au Granbyen.

« Je suis content !, a-t-il lancé à sa sortie du ring. Content du résultat, surtout, car je sais que j’ai plein de choses à améliorer au niveau technique. »

Pellerin, qui compte 24 combats en arts martiaux mixtes, a avoué qu’il était nerveux avant de monter sur le ring.

« J’avais cette pression dans l’estomac que je n’avais plus lors de mes derniers combats en arts martiaux mixtes. Je n’avais pas peur de perdre, mais j’avais peur de mal paraître. Je ne voulais pas qu’on dise : “Ce n’est pas un boxeur, ça se voit!” Ce n’était pas parfait, mais je n’ai pas eu l’air fou ! »

Il a répété plusieurs fois que « ce n’était pas parfait ». Clairement, c’est la précision de son jab qui lui a permis de l’emporter. Sa portée, plus grande pour la peine que celle de son adversaire, a aussi joué en sa faveur.

« Mon jab a fait le travail, c’est clair. J’ai réussi à donner quelques bonnes droites, mais pas assez à mon goût. Pour le reste, j’ai des coups qui ne sont pas sortis. Vous allez rire, mais ma ceinture était très lourde et ça m’a nui dans ma liberté de mouvement. »

Yan Pellerin : le sourire de la victoire.

En début de combat, on a senti Pellerin hésitant. Il a toutefois pris confiance assez rapidement après que son jab ait atteint Castillo une couple de fois. Somme toute, les deux premiers rounds ont été ses meilleurs.

« Je commençais à être essoufflé à la fin », a-t-il admis pendant qu’un médecin lui faisait un examen sommaire quelques minutes après la fin du combat.

Face à Castillo (2-3), de 10 ans son cadet, il n’a toutefois jamais été touché véritablement solidement.

Une première, mais pas une dernière
Yan Pellerin a apprécié sa première soirée en tant que boxeur professionnel. Il a eu de bons mots pour le promoteur Yvon Michel et Groupe GYM, « une organisation de première classe », pour reprendre ses mots.

« J’aime me battre et j’ai aimé boxer. Je vais revenir, c’est clair. Mais je vais aussi retourner en arts martiaux mixtes. Les sports de combat, que ce soit la boxe ou les arts martiaux mixtes, m’allument. »

Les gens réunis au Casino jeudi soir ont par ailleurs semblé impressionnés par la forme physique du Granbyen qui aura 38 ans le mois prochain.

« Tout passe par là, a souligné Pellerin. C’est pour ça que, même à mon âge, j’ai envie de me battre souvent. »

Chose certaine, il a obtenu la note de passage à sa première sortie en boxe.