«Avant d’accrocher mon casque, je veux vivre quelque chose de spécial, quelque chose dont je vais me rappeler jusqu’à la fin de mes jours», explique Paul Saint-Sauveur.

Paul Saint-Sauveur veut réaliser son rêve

À 54 ans, Paul Saint-Sauveur avait envie de se payer la traite. En fait, il avait envie de réaliser son rêve.

Saint-Sauveur entend participer cette année à toutes les épreuves de la série Super DIRTcar. S’il réussit à le faire, il deviendra rien de moins que le premier Québécois à réaliser l’exploit.

« Ma carrière achève, a-t-il expliqué vendredi soir dans les puits de l’Autodrome. Au mieux, il me reste trois ou quatre ans. Alors, avant d’accrocher mon casque, je veux vivre quelque chose de spécial, quelque chose dont je vais me rappeler jusqu’à la fin de mes jours. Et les gros blocs, c’est tellement l’fun ! »

Évidemment, les gros blocs, c’est de la grosse compétition. Saint-Sauveur ne s’attend pas à réaliser des miracles cette saison aux côtés des Matt Sheppard, Stewart Friesen, Danny Johnson et Cie. Mais il veut s’amuser.

« Il y a quelques semaines, j’étais derrière le grand Billy Decker lors des qualifications. Je regardais ça et je me disais : “Wow !” C’est le genre d’émotions que je veux vivre cette saison. »

L’horaire de la série Super DIRTcar est exigeant. En plein cœur de la saison, le Maskoutain Saint-Sauveur sera plusieurs jours loin de la maison.

« Outre les courses au Québec et en Ontario, on court partout dans l’État de New York, en Ohio et bien sûr en Caroline du Nord en fin de saison. C’est exigeant, mais ça fait partie du trippe. »

Saint-Sauveur a le budget pour faire la saison, mais les malchances ne seront pas les bienvenues.

« On a ce qu’il faut, mais on n’en a pas de trop non plus. Il faut prendre soin de la voiture. »

Il a acheté son W16

Saint-Sauveur est l’un de ceux qui a crié le plus fort, au cours de l’hiver, dans le dossier du moteur W16. Mais il a suivi le courant et il a à son tour acheté, manifestement à contrecœur, un W16.

« On l’a et on va l’installer bientôt, a révélé celui qui entend néanmoins passer tous ses vendredis soirs à Granby cet été. Est-ce que j’ai le choix de suivre ? Non. On va faire comme tout le monde, mais je reste amer face à cette histoire. À mon avis, il y a eu de la chicane pour rien. »