Paul Saint-Sauveur a fini 16e au classement de la série Super DIRTcar.

Paul Saint-Sauveur l'a réalisé, son rêve

Paul Saint-Sauveur a atteint le grand objectif qu’il s’était fixé en début de saison : participer à toutes les épreuves de la série Super DIRTcar. Il est ainsi devenu rien de moins que le premier Québécois de l’histoire à réussir l’exploit.

« C’est pas compliqué, c’est un rêve de p’tit gars que je viens de réaliser, lance le Maskoutain, un régulier en modifié à l’Autodrome Granby. Ça n’a pas été facile, il y a eu des moments découragement à travers, mais je suis parvenu à atteindre mon but. Je suis tellement content, je suis tellement fier ! »

S’il y a eu des moments de découragement, il y a aussi eu des moments galvanisants. Comme cette deuxième place en qualification sur le mythique circuit d’Eldora, en Ohio, ou cette troisième au Albany-Saratoga Speedway, dans l’État de New York.

« Eldora, ça a été magique, reprend Saint-Sauveur. Écoute, je me suis retrouvé à côté du grand Matt Sheppard sur la ligne de départ en finale. C’était une sensation extraordinaire ! »

Au classement final, Saint-Sauveur a fini 16e. Il a signé sa meilleure performance à Brockville, en Ontario, lorsqu’il s’est classé 15e.

Mat Williamson a remporté le championnat de la série devant Sheppard, qui n’a donc pas réussi à défendre son titre avec succès.

De la route… en masse

Paul Saint-Sauveur a fait le calcul : pour prendre part à toutes les épreuves de la série Super DIRTcar, il a parcouru 27 500 kilomètres.

« Steve Poirier, qui est le Québécois qui avait fait le plus de courses en gros bloc avant moi, m’avait prévenu : le kilométrage et les longs voyages, ce n’est pas toujours évident. Au plus fort de la saison, c’était très, très intense. »

Au final, le pilote de 55 ans a participé à 22 courses, quelques-unes ayant été annulées en raison de la pluie. Et si on ajoute à ça les épreuves auxquelles il a pris part en modifié 358, c’est une saison d’une quarantaine de courses qu’il s’est offerte.

« C’est beaucoup, mais quand tu aimes ça, quand tu es passionné, tout est faisable. Et ça en a tellement valu la peine. »

Courir toute une saison en gros bloc, c’est une chose. Et côtoyer toutes les semaines les Brett Hearn (qui vient d’annoncer qu’il ne courra plus qu’à temps partiel), Billy Decker, Jimmy Phelps, Danny Johnson et autres grands noms du stock-car sur terre battue, c’en est une autre.

« Ces gars-là, ce sont mes idoles. Un soir, j’ai dit à Jimmy Horton que c’était un honneur d’être sur la même piste que lui. Et plus tard, j’étais en avant de lui en piste. Tu vis ça et tu te pinces pour savoir si tu ne rêves pas. »

Et Saint-Sauveur a tellement aimé ça, il a tellement tripé, qu’il ne dit maintenant plus non à revivre l’expérience en 2020.

« Je suis en train de faire des calculs. Il me manque une dizaine de milliers de dollars. Si je réussis à amasser la somme en question, je vais retourner en gros bloc à temps plein, c’est certain. »

Paul Saint-Sauveur vient de réaliser son rêve de p’tit gars. Et on n’a pas la chance souvent de réaliser son rêve deux fois…