Paul Lavoie a remporté la Coupe Québec de triathlon.

Paul Lavoie repart avec la Coupe Québec

Le Granbyen Paul Lavoie connaît une saison estivale haute en couleur... et en sport. Il est sorti de sa zone de confort plus d’une fois et a même réussi à remporter la Coupe Québec de triathlon, son sport de prédilection, le week-end dernier, malgré une quatrième place.

Le jeune homme est tellement sorti de sa zone de confort dans les derniers mois, qu’il a bien failli ne pas pouvoir l’emporter au classement. Des blessures étaient le résultat de tous ces essais sportifs qui se réalisaient toujours dans l’intensité.

Six jours avant de prendre part au triathlon de Valleyfield, le week-end dernier, il participait au Swimrun de Casco Bay dans l’État du Maine avec son partenaire d’entraînement, Alexandre Sauvageau. L’épreuve était relevée. L’équipe devait parcourir 9 km de nage dans l’océan et 30 km de course sur 12 îles, en alternance.

Résultat : non seulement ils ont terminé en troisième position, toutes catégories confondues — deuxième chez les hommes —, mais Paul Lavoie n’a pas été capable de lever les bras pendant plusieurs jours, rendant la nage impossible, et un de ses ischio-jambiers était blessé, affectant sa course. Il a dû mettre sur la glace ses entraînements prétriathlon jusqu’à la veille.

« Je voulais y aller quand même pour essayer. C’était la course qui donnait le plus de points dans toute l’année, raconte-t-il. C’était la course qui avait le niveau le plus relevé. Il y avait toute la délégation des forces canadiennes. Tous les athlètes qui devaient être là étaient là. »

Pour remporter la Coupe Québec au pointage, il devait terminer en quatrième position, devant certains adversaires en particulier. Ce qu’il a réussi, mais non sans peine.

Les 650 mètres de nage se sont faits rapidement à partir d’un quai d’où ils devaient sauter. Le sillonnage était permis pour les 20 km de vélo, c’est-à-dire que le cycliste pouvait profiter de l’effet d’entraînement provoqué par le compétiteur à l’avant.

« On s’est ramassé rapidement avec un peloton de dix. Je suis quand même un bon rouleur, mais je n’ai pas réussi à me distancier des autres. Tout s’est joué avec les cinq kilomètres de course. Ça fait une course vraiment excitante et stressante en même temps. »

Il a tenté le tout pour le tout, au troisième kilomètre, en accélérant afin de pousser ses adversaires à faire de même et à s’épuiser. Mais il est tombé dans son propre piège et a glissé en quatrième position.

Sa saison de courses n’est pas finie pour autant. Alexandre Sauvageau et lui ont pris goût au swimrun. Ils participeront à l’épreuve de Catalina, en Californie, cet hiver, dans l’espoir de se rendre aux Mondiaux en Suède.

« Dans ces courses-là, la nage et la course c’est quasiment autant de temps, donc ça fait en sorte qu’il faut être aussi fort dans les deux épreuves. Les deux coéquipiers doivent rester dans un rayon de 10 mètres l’un de l’autre. On vit vraiment une autre expérience. Il faut respecter notre partenaire, mais le pousser en même temps », quitte à l’attacher s’il n’arrive plus à nager.