À sa seule saison derrière le banc des Inouk, Gosselin aura mené son équipe à la demi-finale de la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

Patrick Gosselin démissionne

« Une semaine après notre élimination contre Terrebonne, j'ai rencontré Patrick et je lui ai dit que j'étais très satisfait du travail qu'il avait accompli. Et il m'a fait part de son désir de revenir. Mais les choses ont changé au cours des dernières heures... »
Le directeur général des Inouk, Patrice Bosch, a reçu un appel de son entraîneur Patrick Gosselin tard mardi soir. Et Gosselin lui a indiqué que, finalement, il ne pourra être de retour derrière le banc la saison prochaine.
« Ce sont des raisons personnelles, a expliqué Bosch. Patrice en parlera publiquement s'il veut bien le faire. Ce que je peux vous dire, moi, c'est que ça n'a pas rapport avec l'organisation. C'est dommage, j'aurais aimé qu'il poursuive son association avec nous, mais il faut respecter sa décision. »
La Voix de l'Est a bien sûr tenté de parler au principal intéressé. En vain.
Fin avril, en entrevue avec l'auteur de ces lignes, Gosselin avait mentionné qu'il ne s'était pas encore posé la question à savoir s'il voulait ou non revenir avec les Inouk.
L'homme de hockey vit à Drummondville. Il a aussi un travail à temps plein à l'extérieur du hockey. Et il est père d'un jeune garçon. On a senti, la saison dernière, que ça lui en faisait beaucoup à gérer.
À sa seule saison derrière le banc des Inouk, Gosselin aura mené son équipe à la demi-finale de la Ligue de hockey junior AAA du Québec. En saison régulière, la troupe granbyenne a ramené un dossier de 35 victoires, 12 défaites et deux défaites en bris d'égalité.
« Je le répète, Patrick a fait du très bon boulot, a repris Bosch. Et n'oubliez pas que nous avons perdu en séries face aux champions de la ligue et aux champions de la Coupe Fred Page. »
Succession
Les assises de la LHJAAAQ ont débuté mercredi soir à Saint-Jérôme. Le repêchage aura lieu samedi. Le timing n'est pas idéal pour trouver un nouvel entraîneur, avouera Bosch.
« Idéalement, j'aurais un nouveau coach à temps pour le repêchage. Mais je ne peux rien garantir. Cette semaine, mes efforts doivent d'abord être mis à la construction de l'équipe que nous aurons sur la patinoire la saison prochaine. »
Dans la même veine, il était impossible de ne pas poser directement la question à Bosch, un entraîneur de carrière : est-ce lui qui dirigera l'équipe la saison prochaine ?
« Honnêtement, je ne sais pas. Est-ce que ça m'intéresse ? Est-ce que je pourrais le faire compte tenu de mon emploi à temps plein à Montréal (chez Gaz Métropolitain) ? Le départ de Patrick est arrivé soudainement, je suis en train de préparer le repêchage, j'ai 1000 choses en tête présentement et je ne me suis pas véritablement posé ces questions-là... »
Bosch a connu du succès derrière le banc des Inouk à l'époque avant de se retrouver dans la LHJMQ. L'ancien entraîneur en chef des Saguenéens de Chicoutimi connait l'équipe, l'organisation et la ville, même s'il habite Chambly.
Patrick Bergeron, qui travaillait avec Gosselin, a aussi déjà dirigé les Inouk. Un homme de hockey compétent, il va certainement offrir ses services à Bosch.
« On va regarder tout ça, a encore dit le directeur général des Inouk. C'est clair que ça ne prendra pas deux mois avant qu'on nomme un nouvel entraîneur. »
Bosch a par ailleurs souligné que Gosselin sera à la table des Inouk à l'occasion du repêchage.
« On va même tenter de lui trouver quelque chose à l'intérieur de l'organisation. C'est un bon homme de hockey et il peut encore nous aider. »