Patrice Demuy est venu saluer ses anciens coéquipiers.

Patrice Demuy découvre autre chose chez les Patriotes

Patrice Demuy a connu ses meilleurs moments en carrière au hockey junior la saison dernière alors qu’il a amassé 44 buts et 76 points dans l’uniforme des Inouk. À 21 ans, il entame une nouvelle aventure, cette fois avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Mais voilà, le Granbyen, à son deuxième match de la saison avec les Patriotes, s’est cassé un pouce lorsqu’atteint par une rondelle. Il ne rejouera probablement pas avant janvier.

« C’est plate parce que je jouais bien au moment où c’est arrivé, a expliqué Demuy, qui a profité du match Foule plein pour venir saluer ses anciens coéquipiers. Mais bon, ça fait partie du hockey... »

Demuy a été opéré quatre jours après avoir été blessé lors d’un match disputé à Windsor, en Ontario. Évidemment, il aurait préféré éviter de passer sous le bistouri.

« Au moins, ça s’est fait très rapidement. Quand tu joues au hockey, tu ne veux pas perdre de temps inutilement. Déjà que je suis KO pour un bout… »

Au hockey universitaire, Demuy découvre autre chose. Il y a moins de matchs, mais les joueurs sont sur la glace ou au gymnase à tous les jours.

« Au niveau des entraînements, c’est plus exigeant que le junior AAA, mais ça ressemble au junior majeur. Avec les études en plus (il est au baccalauréat en éducation physique), ça ne laisse pas beaucoup de temps, mettons, pour sortir et s’amuser… »

Les Patriotes de l’UQTR, c’est une tradition. Leur passé est glorieux. Ils ont été dirigés par Clément Jodoin, Dany Dubé et Jacques Laporte, aujourd’hui commissaire de la Ligue junior AAA. Et l’UQTR demeure la seule université francophone à avoir un programme de hockey.

« Y’a de la pression quand tu joues avec eux. Mais c’est correct. Tu sens que tu joues pour une organisation de prestige et c’est agréable. »

Demuy a encore peu d’expérience du hockey universitaire canadien, mais il est d’avis qu’il s’agit d’un produit sous-estimé.

« C’est un excellent calibre de jeu. Ça patine, c’est robuste (mais sans bataille), c’est très intense. Ce n’est pas parce que tu arrives du junior AAA et que tu as eu du succès que tu vas faire ce que tu veux sur la patinoire. »

Étonné par les Inouk

Demuy assistait évidemment à son premier match des Inouk de la saison l’autre soir. Il avoue qu’il ne s’attendait pas à ce que son ancienne équipe connaisse autant de succès.

« L’équipe a perdu de gros morceaux à la fin de la dernière saison, mais Pat (Bosch) a fait tout un job au cours de l’été afin d’aller cherche des joueurs de qualité, principalement à la défense. Et en attaque, Will Leblanc est trop fort pour la ligue ! »

Demuy affirme être resté en contact avec la plupart de ses anciens coéquipiers.