« On n’a pas perdu souvent cette saison quand on a bien appliqué notre système de jeu. C’est ce qu’il faut continuer à faire », explique Patrice Bosch.

Patrice Bosch ne s’attarde pas aux Cobras

Patrice Bosch ne s’en cache pas : il a hâte à mardi, alors que se mettra en branle la série demi-finale opposant ses Inouk aux Cobras de Terrebonne. Il a hâte « parce que ça va être du très, très bon hockey ».

D’un naturel plutôt calme, Bosch, qui en a vu d’autres dans sa vie d’homme de hockey, semble excité. Il faut dire que le duel, compte tenu de la qualité des deux équipes en présence, a de quoi faire saliver n’importe quel amateur de bon hockey.

« Ce sont deux belles équipes, explique l’entraîneur et directeur général des Inouk. En fait, les quatre clubs qui restent [NDLR : l’autre demi-finale mettra aux prises Longueuil et Princeville] sont très solides et peuvent toutes aspirer à gagner la coupe. Il y a du sapré bon hockey qui attend les gens qui suivent la Ligue junior AAA. »

Bosch n’a toutefois pas voulu s’attarder aux Cobras, sauf pour répéter qu’il s’agit d’une belle équipe. En séries, ce printemps, il se concentre uniquement sur son club.

« On fait les choses un peu différemment cette année, a-t-il avoué. Notre préparation, on l’axe sur nous, sur nos forces, et non en fonction de l’adversaire. Car si nous on fait ce qu’on a à faire, nos chances de gagner sont très bonnes. »

Pour penser et agir de cette façon, il faut qu’un entraîneur ait véritablement confiance en son équipe. Manifestement, c’est le cas ici.

« On n’a pas perdu souvent cette saison quand on a bien appliqué notre système de jeu. C’est ce qu’il faut continuer à faire. »

L’avantage de la glace

Les Inouk n’auront pas l’avantage de la glace face aux Cobras, les champions du calendrier régulier. Bosch fait la moue quand on le lui rappelle.

« Tu aimes toujours mieux l’avoir, mais on va se dire les vraies affaires : quand tu l’as et que tu perds le premier match, tu le cèdes aussitôt à l’autre équipe. Disons qu’il faut relativiser l’importance de l’avantage de la patinoire. Et n’oubliez pas que nous avons gagné nos deux parties à Terrebonne (dont une qui leur a été retirée) et que les Cobras ont gagné leurs deux parties chez nous. Alors… »

Les Inouk auraient toutefois eu l’avantage de la patinoire, n’eût été les trois victoires qu’ils ont perdues dans l’histoire des joueurs inéligibles. Mais encore, Bosch n’a pas voulu revenir sur le sujet.

Après avoir entamé la série à la Cité du sport mardi, Inouk et Cobras se retrouveront au centre sportif Léonard-Grondin jeudi. Le troisième match aura lieu vendredi à La Plaine (en raison de l’indisponibilité de la Cité du sport) et le quatrième sera présenté à Granby, 48 heures plus tard. C’est donc en six jours que les quatre premiers matchs de l’affrontement seront disputés.

« On est en séries, reprend Bosch. Et en séries, il faut faire avec la fatigue et les bobos. »

Des bobos que ses joueurs soignent présentement. Il se sera écoulé un gros neuf jours entre le dernier match face aux Forts de Chambly et le premier face aux Cobras. Terrebonne aura eu 10 jours de repos.

« On se prépare, on s’entraîne, on fait nos petites affaires, on ne fait pas de bruit. Mais on a hâte que ça commence ! », a répété Bosch, qui a convié ses joueurs à des entraînements samedi et dimanche matin.