Il y a deux semaines, à l'aréna Jacques-Chagnon, David Godbout et Christopher Saurette se sont battus. Les gars ont beau ne pas s'haïr, ils ont un travail à faire...

Pas tous à jeun

David Godbout et Christopher Saurette l'admettent: les bagarreurs ne font pas tous leur travail à jeun.
«On voit des affaires, on entend des affaires, confie Godbout. C'est un job difficile et certains ont besoin de quelque chose pour être capables de le faire.»
Nos deux durs à cuire jurent qu'ils sont clean. Pas de pilules ou autres trucs, rien.
«Avant un match, je prends une boisson de préentraînement. Ça m'aide. Mais je ne prends rien de plus», assure Godbout.
«Je n'ai jamais rien pris. Je suis contre ça», enchaîne Saurette.
Le porte-couleurs des Maroons affirme que c'est la peur qui motive certains bagarreurs à trouver refuge dans certaines substances.
«La peur, c'est fort. Quand tu as peur, tu peux faire des niaiseries.»
Il y a la peur, mais il y a aussi la douleur, ajoute Godbout. Une douleur à endormir.
«La saison dernière, je me suis fracturé une main et j'ai eu une commotion. À chaque fois, je suis revenu au jeu rapidement. Mais moi, je suis dur à mon corps, comme on dit. Ce n'est pas tout le monde qui est capable de faire ça et de jouer malgré la douleur.»
La douleur fait partie du quotidien des durs à cuire.
«Il y a des lundis matins qui sont très, très difficiles, dit encore Godbout. Ça aussi, ça fait partie de la game et je ne me plains pas. Non, nous ne sommes pas à plaindre, nous connaissons tous parfaitement les risques du métier. Mais la douleur, c'est probablement ce qu'il y a de pire...»