Avec une course à faire au calendrier de la série canadienne de NASCAR, Andrew Ranger se retrouve au septième rang du classement. Il avait fini deuxième l'an dernier.

«Pas la saison dont je rêvais...»

« Il faut se le dire : ça a été une saison décevante. Il est arrivé plein de choses et les résultats n'ont pas toujours été au rendez-vous. »
Sur l'ovale ontarien d'Hagersville, samedi, Andrew Ranger tentera de finir en beauté une saison au cours de laquelle il aura hoché la tête plus d'une fois. À ne pas en douter, le Granbyen visait beaucoup mieux qu'une septième place au classement - là où il se retrouve alors que le rideau s'apprête à tomber sur la 11e campagne de la série canadienne de NASCAR -, surtout après son prometteur deuxième rang de 2016.
« Ça n'a pas été facile, avoue Ranger. La roue a commencé à vraiment tourner du mauvais bord quand Alex Tagliani m'a sorti alors que j'étais en tête à Toronto. Puis, j'ai ramené des décevantes 10e et 7e places à Saskatoon avant d'être malade et de rater la course d'Edmonton. Non, ça n'a pas été la saison dont je rêvais... »
Sa saison aura véritablement été divisée en deux : celle sur circuit routier et celle sur ovale. Sur circuit routier, si on fait exception de son abandon à Toronto, il a terminé trois fois deuxième et une fois troisième. Sur ovale, il a réussi à percer le top 5 une seule fois en six tentatives. 
« Sur ovale, c'est pas compliqué, on n'a rien fait de bon, tranche-t-il. Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas suffisamment testé la voiture. À Hagersville, la semaine passée, c'était la toute première fois de la saison qu'on faisait des essais sur ovale. Ça ne veut pas dire qu'on va gagner la course ce week-end, mais je suis convaincu qu'on sera dans le coup. La différence, elle est là. Il y a des choses à revoir en prévision de l'an prochain. »
Ranger termine sa quatrième saison avec Mopar, son commanditaire principal et celui qui paie son salaire, ainsi qu'avec l'équipe de D.J. Kennington, qui lui fournit une voiture. 
« J'ai une très bonne relation avec mon patron chez Mopar et on a déjà commencé à discuter en vue de la prochaine saison. Comme à chaque fin de campagne, je lui fais mes commentaires, je lui dis ce qu'il y a à améliorer selon moi. On vise tous de meilleurs résultats et c'est normal de pointer ce qui ne fonctionne pas. »
Du succès à Hagersville 
Le Jukasa Motor Speedway d'Hagersville, situé près d'Hamilton, est un ovale de ,625 mille. De 1966 à 2009, il a été connu sous le nom de Cayuga Speedway. La série canadienne de NASCAR y a tenu quatre épreuves avant que la piste ne soit fermée. Les nouveaux propriétaires ont totalement revampé l'endroit et l'épreuve de la fin de semaine, où on attend une vingtaine de voitures, marque la grande réouverture du complexe. 
« La voiture a bien réagi lors des essais tenus là-bas, souligne Ranger, qui quittait jeudi après-midi pour le sud de l'Ontario. En plus, j'ai obtenu ma part de succès à Hagersville (trois top 5) dans le temps. C'est la dernière course de la saison et ce serait l'fun de revenir avec un bon résultat. »
Alex Labbé, on le sait, sera couronné champion en fin de semaine. Il n'aura qu'à prendre le départ pour s'assurer du titre. Ranger affirme qu'il est content pour lui. 
« Alex, c'est un bon gars et c'est un bon pilote, un pilote qui joue toujours clean. Il a connu une grosse saison et il mérite ses succès. La présence de Mario Gosselin comme chef d'équipe a aussi fait une grosse différence en sa faveur selon moi. »