Foi de François Graveline, directeur général, Patrick Bergeron n’a pas à s’inquiéter pour son poste.

Pas de panique chez les Inouk

Le directeur général François Graveline n’est évidemment pas heureux de la fiche des Inouk et encore moins de la façon dont l’équipe se comporte depuis quelques semaines.

Mais voilà, Graveline affirme qu’il ne faut surtout pas paniquer.

« Paniquer et tout virer à l’envers, ce serait la pire chose à faire, a expliqué Graveline au lendemain de la dégelée de 9-1 subie par les Inouk à Saint-Jérôme. Ça ne va pas bien, on le sait, mais il n’y a personne qui panique ici. »

N’empêche que les Granbyens (6-8-2) ont perdu leurs trois derniers matchs et six de leurs sept derniers. Et lors des trois défaites en question, ils ont accordé sept, six et neuf buts. L’équipe est en solide régression et c’est ce qui est le plus inquiétant.

« Clairement, l’équipe est fragile présentement, reprend Graveline. Il suffit d’un but malchanceux pour que la chaîne débarque, comme on dit. C’est difficile, mais la saison est encore jeune et nous ne sommes qu’à trois petits points de Côte-du-Sud, qui est troisième au classement de notre division. On est conscients de ce qui se passe, mais il faut rester calme. »

Selon Graveline, la solution aux problèmes de l’équipe doit venir de l’intérieur.

« C’est certain qu’on regarde les joueurs disponibles ici et là, mais le redressement passe par les gars que nous avons. C’est pas compliqué, il faut que tout le monde en donne plus. »

Graveline croit encore en son équipe. Mais il est très facile de se demander si les Inouk de 2019-2020 n’ont pas été surévalués, particulièrement à la défensive, qui ressemble à un véritable fromage gruyère certains soirs.

« On accorde beaucoup de buts et de lancers, mais ça, c’est le travail des cinq gars sur la patinoire, pas juste celui des défenseurs. »

Le départ de l’attaquant Marco Cavalleri, qui est actuellement à l’essai en Ligue nationale B de Suisse, a fait mal aux Inouk, selon Graveline. En même temps, on ne parle ici qu’un d’un seul joueur, aussi bon soit-il.

« J’attends des nouvelles de la Suisse d’ici la fin de la semaine. On le reverra peut-être. »

Bergeron

Il fallait évidemment poser la question : le poste de l’entraîneur Patrick Bergeron est-il en danger ?

« Absolument pas ! a tranché Graveline, qui a offert le poste de grand patron derrière le banc à Bergeron au cours de l’été. Patrick travaille très fort, il est constamment à la recherche de solutions et il a toute ma confiance. Non, son poste n’est nullement en danger. »

Graveline, qui n’est pas de la région, est tout de même conscient que le marché granbyen est différent des autres qu’on retrouve dans la Ligue junior AAA.

« Il y a plus de pression ici qu’ailleurs, c’est certain. Mais il faut répondre positivement à cette pression et non se laisser écraser par elle. »

Les commentaires émis par des joueurs de l’équipe sur les réseaux sociaux laissent toutefois croire que certains réagissent très mal à ladite pression et qu’ils seraient plus à leur place dans le junior A, là où il n’y a aucune attention médiatique.

« Il ne faut pas paniquer », a répété Graveline, qui ne l’a pas facile à ses débuts en tant que directeur général des Inouk.

Imbeault

Graveline a enfin apporté un peu d’éclairage sur le cas de l’attaquant Anthony Imbeault, qui semble avoir joué son dernier match avec les Inouk.

« En raison d’une nouvelle situation personnelle, Anthony ne peut plus prendre part aux séances d’entraînement. Nous allons tenter de trouver une solution gagnante pour les deux parties. »

Trouver des solutions est un travail à temps plein chez les Inouk présentement.