Ayant récemment battu un record canadien datant de 1994, le nageur granbyen Tyson Jacob rêve de participer aux Jeux paralympiques.

Paranatation: un record canadien pour Tyson Jacob

Tyson Jacob a récemment pulvérisé un record canadien datant de 1994 en paranatation. Cet exploit nourrit les espoirs du jeune Granbyen, qui rêve même de participer aux Jeux paralympiques.

Lors d’une compétition régionale tenue à Granby la semaine dernière, Tyson a complété l’épreuve du 50 mètres dos en 50,56 secondes dans la catégorie S5, améliorant ainsi la marque du Britanno-Colombien Jeremy Taylor par plus de trois secondes.

« Je savais que le record approchait, mais je n’étais pas certain d’y arriver parce que je me suis blessé à une jambe il y a deux semaines. J’ai finalement réussi. C’est une belle fierté ! », a commenté le nageur de 15 ans, qui est affilié au club Les Loutres de Granby.

Tyson est également passé bien près de battre le record canadien au 50 mètres papillon. Selon ses entraîneurs, ce n’est que partie remise.

De nouveaux défis

Alors que Tyson était âgé de 8 ans, un saignement au cerveau lié à une malformation artério-veineuse est venu bouleverser sa vie. Il a ensuite dû passer cinq mois à l’hôpital. Le Granbyen doit aujourd’hui composer avec des limitations motrices importantes sur le côté gauche de son corps.

Puisque leur fils a toujours aimé bouger, Derek Jacob et Julie Roy se sont efforcés de trouver un sport convenant à sa nouvelle réalité.

Tyson a donc découvert la natation en 2014. « Au début, je n’étais pas certain. Mais c’est devenu une passion. Je tripe vraiment ! », a affirmé le principal intéressé, qui nage seulement à l’aide de son côté droit.

Le rêve paralympique

Galvanisé par ses récentes performances, Tyson Jacob ne s’en cache pas : il rêve d’une participation aux Jeux paralympiques de Tokyo, à l’été 2020.

« Je suis prêt à travailler fort pour y arriver. Je veux continuer de battre des records ! », a-t-il lancé.

Chargée d’entraîner le jeune athlète en compagnie de son collègue Frédérick Asselin, Nadine Rolland estime que les Jeux de 2024 constituent un objectif plus prudent.

« Rien n’est impossible. Mais on va d’abord l’amener aux championnats Can-Am en juillet. Ensuite, on aura une meilleure idée d’où il se situe. Si le niveau international s’ouvre à lui, on va profiter de l’occasion », a expliqué Mme Rolland.

Elle croit néanmoins qu’en améliorant sa technique et en attaquant de plus longues distances, Tyson pourra continuer de progresser.

« C’est important d’y aller une étape à la fois, sinon on risque de brûler l’athlète. […] Tyson a déjà fait de grands pas vers l’avant. »