Les Élites semblent prêts à faire face à l’adversité.

«On veut gagner pour Claude»

« On veut gagner. On veut gagner pour nous, parce qu’on y croit, mais on veut aussi gagner pour Claude. Il a fait tellement pour nous, Claude. »

Claude, c’est Claude Lessard, l’entraîneur en chef des Élites du football juvénile du Mont-Sacré-Cœur. Et celui qui parle, c’est Charles-Antoine Goulet, quart-arrière des Élites, qui tenteront vendredi soir d’être couronnés champions de la Ligue des Cantons-de-l’Est alors qu’ils affronteront les Sénateurs du collège Saint-Bernard de Drummondville au parc Jean-Yves-Phaneuf à compter de 19 h 30.

« On est chanceux parce que notre coach, c’en est tout un, explique Goulet. Il connaît son football sur le bout de ses doigts et il prend soin de nous, il s’intéresse vraiment à nous comme personne, pas juste comme joueur de football. C’est notre coach, mais c’est aussi notre deuxième père. Je vous le dis, on est chanceux de l’avoir. »

Lessard, on le sait, a annoncé dans La Voix de l’Est de vendredi dernier qu’il mettra un terme à sa carrière d’entraîneur au terme de la présente saison. L’homme a 35 ans de coaching derrière la cravate.

« L’enjeu est grand, c’est clair, mais il faut garder notre façon de faire à nous : il faut aborder le match comme s’il s’agissait d’une partie comme les autres, reprend Goulet. On a eu de bons entraînements toute la semaine et on est prêts. »

Selon le jeune homme de 16 ans, la recette du succès des Élites est simple.

« On a du talent, c’est sûr, mais on a réussi à créer une chimie exceptionnelle entre nous. Claude, c’est comme notre père et notre équipe, c’est comme notre famille. Il y a ce que nous sommes capables de faire sur le terrain, mais il y a ça aussi. »

Le quart-arrière Charles-Antoine Goulet a connu une saison exceptionnelle.

Pas de pression

Charles-Antoine Goulet a connu une saison exceptionnelle et son entraîneur a souvent vanté ses mérites au cours des dernières semaines.

« Je ne vois pas ça comme de la pression. De toute façon, on sait tous que ça prend l’effort de tout le monde pour gagner un match de football. Je fais ce que j’ai à faire et tous mes coéquipiers font ce qu’ils ont à faire sur le terrain. »

Goulet, qui est en cinquième secondaire, en est à ses derniers milles avec les Élites. Mais il veut continuer à jouer au football une fois rendu au cégep. Et selon tous les observateurs, il a ce qu’il faut pour aller plus loin.

« Mais pour l’instant, je me concentre sur ma fin de saison et sur mon année scolaire en cours. On regardera le reste plus tard… », termine celui qui démontre une belle maturité pour son âge.

« On va gagner si on exécute, si on joue avec intensité et si on est disciplinés», explique l'entraîneur Claude Lessard.

LESSARD : «DE BONS GARÇONS, DE BONNES PERSONNES»

Claude Lessard a été touché par les propos de son quart Charles-Antoine Goulet, qui a déclaré que ses coéquipiers et lui voulaient gagner pour leur entraîneur.

« C’est beau, ça fait chaud au cœur, mais les gars doivent jouer et gagner pour eux, réplique Lessard. En même temps, je ne suis pas surpris parce qu’on parle ici d’une bande de bons garçons, de bonnes personnes. »

Selon Lessard, les Élites seront couronnés champions de la Ligue des Cantons-de-l’Est s’ils ont du succès avec les trois éléments sur lesquels ils ont du contrôle.

« On va gagner si on exécute, si on joue avec intensité et si on est disciplinés. Dans le fond, c’est pas plus compliqué que ça. »

La présence des Sénateurs (6-2 en saison régulière) en finale est étonnante étant donné qu’ils ont disposé d’une équipe, les Barons du Séminaire de Sherbrooke, qui avait connu une saison parfaite (8-0).

« J’ai vu le film du match, reprend Lessard. Et selon moi, les Barons n’étaient pas prêts. Leur choix de jeu, souvent, était fort discutable. »

Si les Élites l’emportent, il s’agira d’un premier titre pour le programme de football du Mont-Sacré-Cœur. En 2015, les juvéniles avaient atteint la finale de la Ligue des Cantons-de-l’Est alors que, un an plus tard, les cadets avaient accédé au match ultime de la Ligue de la Montérégie.

« Notre groupe est essentiellement composé des jeunes qui ont perdu en finale au niveau cadet en 2016. Et ils ne veulent pas revivre une autre défaite en finale. »

Lessard, lui, a déjà remporté le Bol d’Or quatre fois en tant qu’entraîneur, dont deux fois à titre d’adjoint à Ross Lemke avec les Astérix de Jean-Jacques-Bertrand.

« Gagner, se rendre jusqu’au bout, c’est une sensation extraordinaire », dit-il en espérant sûrement que ses joueurs vont lire à leur tour ses propos.