Danny Gélinas
Propriétaire du club de golf Le Rocher de Roxton Pond, Stéphane Morin ne serait pas surpris que l’ouverture de la saison de golf coïncide avec celle de la saison du camping.
Propriétaire du club de golf Le Rocher de Roxton Pond, Stéphane Morin ne serait pas surpris que l’ouverture de la saison de golf coïncide avec celle de la saison du camping.

On s’active en coulisses dans le monde du golf

CHRONIQUE / Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’industrie du golf suscite énormément de passion dans notre région. Je m’en suis d’ailleurs aperçu assez rapidement, non seulement à la suite de mes deux dernières chroniques, mais aussi en conversant récemment avec des gens du milieu.

Si les différentes associations dont font partie ces mêmes personnes — que ce soit la PGA du Canada, celle des propriétaires de terrains de golf, etc. — leur demandent de demeurer profil bas, cela ne veut pas nécessairement dire qu’en coulisses elles ne font qu’attendre les bonnes nouvelles en étant postées à côté de leur téléphone et de leur ordinateur.

Car oui, même s’il est tombé sur nous une petite neige mercredi matin et que notre premier ministre entretenait enfin l’espoir en après-midi, on s’active afin d’être prêts lorsque le signal du premier départ sera donné.

Certes, quelques-uns me font des confidences « off the record » afin de ne pas s’attirer les foudres de leurs collègues en me mentionnant que oui, les rencontres entre les différentes associations et les gouvernements sont plus que nombreuses. Mais pour l’instant, on ne veut évidemment rien ébruiter.

Toutefois, quand l’on creuse un peu et que l’on pose des questions à un et à l’autre, on obtient de belles réponses, comme celles-ci de mon ami Stéphane Morin, propriétaire du Club Le Rocher de Roxton Pond.

Selon Stéphane Morin, l’un des principaux problèmes auxquels il faudra trouver des solutions concerne l’utilisation des voiturettes électriques ainsi que le fameux «19e trou».

« Avec tout ce qui se passe avec la pandémie, c’est loin d’être évident pour nous. Jusqu’à la fin de semaine dernière, je n’avais que ma surintendante – l’excellente Véronique Bachand – qui travaillait. Par contre, depuis lundi, le gouvernement nous a permis d’embaucher plus de monde afin que nous puissions préparer le terrain de façon adéquate. Et d’un point de vue bien personnel, je dirais qu’une telle décision me fait croire que ça augure bien pour la suite des choses. »

« D’un autre côté, on voit que l’Association des terrains de golf, de concert avec les ministères de la Santé et du Tourisme, se prépare à déposer une série de mesures sanitaires qui auront pour effet d’uniformiser la procédure tant pour les clubs publics, privés et semi-privés. »

« Quand on regarde la situation froidement, il nous apparaît évident que ce sont l’utilisation des voiturettes électriques et notre “19e trou” qui vont nécessiter davantage de réflexion. Par exemple, sur notre terrasse, il n’était pas rare de voir par les années passées 7 ou 8 personnes prendre une bière ensemble autour d’une table. Avec les actuelles règles de distanciation sociale, comment va-t-on pouvoir composer avec tout ça ? » se demande celui qui occupe également les postes de président et de directeur général du club roxtonais.

« Je ne peux pas parler pour les autres clubs, mais chez nous, le bar et la restauration sous toutes ses formes, c’est tout de même 50 % de notre chiffre d’affaires ! »

Bien que le gouvernement et les différentes associations n’ont encore procédé à aucune annonce, se risque-t-il à une prédiction quant à savoir la date d’ouverture de son club de golf ?

« D’après les discussions que j’ai eues et d’après ce que j’entends entre les branches, on me dit que les gens du ministère du Loisir mèneraient deux négociations de front, la nôtre ainsi que celle de l’industrie du camping. À ce qu’on me dit, on se préparerait à ouvrir les campings aux alentours du 31 mai et ça devrait être sensiblement la même chose de notre côté. »

« De toute façon, chez nous, toutes nos actions sont menées comme si nous devrions recevoir nos premiers golfeurs vers la mi-mai. Et si c’est avant, ce sera tant mieux pour tout le monde ! », de conclure le sympathique gestionnaire.

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

En premier lieu, petit message à mon adorable collègue Marie-Ève Martel : moi qui lit avec grand intérêt chacune de tes chroniques, sache que je suis très heureux de voir que tu as trouvé l’amour à Shawinigan. Nous nous ne connaissons pas ton chum et moi, mais je suis persuadé que même s’il existe un écart d’environ 15 ans entre nous, nous y avons des amis communs, ou à tout le moins des connaissances communes.

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Et je suis convaincu que ton «Dave», tout comme moi qui y suis né, pourra te confirmer l’affirmation suivante : Shawinigan étant un milieu de cols bleus, on nous y apprend à travailler fort et à toujours vouloir dépasser nos limites. Comme tout le monde ou presque se connaît, les paresseux n’y ont pas leur place et les Shawiniganais forment une communauté «tricotée serrée» de gens intenses. 

En très grande majorité, les amitiés nouées jadis existent toujours – la preuve, mes «vieux chums» Cossette et Arseneault connus au primaire et avec lesquels j’ai passé toute mon adolescence sont demeurés 40 ans plus tard de fidèles complices – et à chaque fois, que je reviens au Centre-de-la-Mauricie, j’ai toujours un petit pincement au cœur. 

Malgré cela, je sais pourtant fort bien que ma vie est maintenant ici et qu’à moins d’un revirement total de situation, je souhaite y passer le reste de ma vie active, du moins jusqu’à ma retraite, puisque mon amour et moi prévoyons alors faire la navette entre Bromont et la Floride.

Cette fidélité envers notre patelin, elle se transpose aussi dans nos relations amoureuses, car chez nous quand on aime, on aime sans condition. 

Lorsque nous étions au collégial, combien de fois mon père nous a-t-il dit, à mes amis et moi, avant que nous sortions à «LA PLACE DE VILLE» ou au «SPOT 55» : «les p’tits gars, lorsque vous allez trouver “la bonne” (femme), vous n’aurez plus le goût de sortir. Quand vous l’aurez trouvée, vous aurez juste le goût d’être avec elle et d’aller souper tous les deux autour d’une bonne bouteille de vin à passer la soirée à jaser.»

Je me compte plus que chanceux d’avoir trouvé Geneviève il y a 17 ans et encore aujourd’hui, j’attends juste le «déconfinement» pour l’amener au resto. 

Je présume qu’il en est de même pour « Dave » avec toi. Ne t’inquiète pas, il te sera fidèle. Longue vie à vous deux !