«Je fais du hockey chez nous, dans ma ville, et je suis entouré de bonnes personnes», mentionne Olivier Laliberté.

Olivier Laliberté se sent à sa place avec les Bisons

Olivier Laliberté ne s’en cache pas : il est heureux dans son rôle d’adjoint à David Lapierre derrière le banc des Bisons. À ce stade-ci de sa vie, il se sent parfaitement à sa place.

« Je fais du hockey chez nous, dans ma ville, et je suis entouré de bonnes personnes, a-t-il lancé avant de prendre la direction de Bécancour, où les Bisons avaient rendez-vous avec le Formule Fitness vendredi soir. Avec deux jeunes enfants en plus, le set up est parfait. Honnêtement, je pourrais difficilement demander mieux présentement. »

Laliberté, 33 ans, a gardé les buts des Olympiques de Gatineau, dans la LHJMQ, et des Braves de Valleyfield, dans la Ligue junior AAA, avant d’entreprendre une carrière au hockey senior. Après avoir porté les couleurs des Maroons pendant six ans, il a pris place derrière le banc lorsque le corps a commencé à avoir du mal à suivre.

« Même si on veut toujours aller plus loin, je considère que j’ai eu de belles années sur la patinoire, reprend-il. À Gatineau, j’ai joué avec Claude Giroux, David Krejci et j’ai eu Benoît Groulx comme entraîneur. Sidney Crosby jouait dans la ligue (à Rimouski) dans ces années-là. »

Laliberté ne fait pas référence à Crosby pour rien. Un jour, en entrevue au Journal de Montréal, Sid The Kid a affirmé que le gardien qui lui a donné le plus de difficultés dans les rangs juniors est… Olivier Laliberté.

« L’article est laminé et bien en vue dans mon salon. Je n’ai pas joué dans la Ligue nationale, mais ça a l’air que j’ai donné pas mal de misère au grand Sidney Crosby ! »

Du plaisir

Laliberté, qui était aussi l’adjoint de Lapierre lorsque les Inouk ont remporté la Coupe Napa, apprécie ce qu’il vit avec les Bisons. Le fait que l’équipe ait gagné le cœur des Granbyens ajoute évidemment à son plaisir.

« Lorsque j’ai constaté l’engouement pour l’équipe dès les matchs préparatoires, je me demandais si ça allait durer, avoue-t-il. Mais les foules ont continué d’augmenter et le public est fidèle. C’est vraiment agréable de voir les gens d’ici recommencer à triper sur le hockey de cette façon. C’est l’fun de voir la ville vibrer pour son équipe. »

Bien sûr, il y en a qui ne veulent rien savoir du hockey senior à cause des batailles. Laliberté sourit lorsqu’il entend ça.

« Dans les plus belles années des Bisons et des Prédateurs dans la LHJMQ, il y avait de la bagarre et il y avait du monde à l’aréna. Georges Laraque a été un Dieu à Granby et ce n’est pas parce qu’il marquait 50 buts. Les batailles ont peut-être moins la cote de nos jours, mais il reste qu’une grande partie des amateurs de hockey aiment ça. Et au-delà du jeu robuste, le calibre de jeu de la Ligue senior AAA est excellent. »

Laliberté en est un autre qui rendra hommage à Christian Roy, grand patron des Bisons, « qui travaille très fort pour que ça fonctionne ».

Mais Roy, voyez-vous, est aussi celui qui a ramené Laliberté dans l’organisation, l’hiver dernier, après qu’il ait été congédié par l’ex-président David Godbout. L’affaire, on s’en souviendra, avait fait énormément jaser.

« Contrairement à ce que plusieurs pensent, ce n’est pas David (Lapierre) qui m’a ramené après s’être joint à l’équipe (alors à Waterloo), mais bien Christian. Il m’a appelé, on a jasé deux bonnes heures au Dooly’s et je suis revenu. Christian ne se vante jamais de rien, mais il en fait beaucoup. On est chanceux de l’avoir. »

Et pour l’heure, il ne changerait pas de place avec personne.

« Quand j’ai été congédié la saison dernière, j’ai reçu trois offres au cours des jours qui ont suivi et j’ai refusé à chaque fois. Non, je ne me verrais pas faire du hockey à l’extérieur de la région. Je suis bien chez nous, avec mes amis, et je n’ai pas l’impression de demander trop de sacrifices à ma conjointe et à mes enfants. Oui, je suis heureux là où je suis. »