Christophe Normand s'est imposé à sa deuxième saison avec les Blue Bombers de Winnipeg, dans la Ligue canadienne de football.

Normand a fait un grand pas en avant

Christophe Normand semblait encore déçu à l'autre bout du fil. Clairement, la défaite des Blue Bombers de Winnipeg en demi-finale de l'Ouest de la Ligue canadienne de football lui a fait mal.
Normand (à droite), un centre-arrière, a porté le ballon une dizaine de fois. Il a aussi été utilisé sur les unités spéciales.
Après avoir ramené un dossier de 11 victoires et 7 défaites, leur meilleur depuis 2003, les Bombers se sont inclinés 32-31 face aux Lions de la Colombie-Britannique dimanche à Vancouver. Ajoutons que l'équipe du Bromontois menait 28-12 au troisième quart et on comprendra encore mieux la déception qui l'anime. 
« Nous nous sommes présentés à Vancouver très confiants et nous étions en plein contrôle du match, explique Normand. Mais tout d'un coup, le vent a tourné et ça s'est mis à débouler. C'est une défaite très dure à avaler... » 
Tout de même, les Bombers reviennent de loin. Encore l'an dernier, ils n'ont remporté que cinq victoires. Et ils n'avaient pas participé aux séries éliminatoires depuis 2011. 
« Aujourd'hui, la déception est grande. Mais c'est vrai que, lorsqu'on regarde ça, on a fait un grand pas en avant cette saison. Dans deux ou trois jours, on va savourer un peu plus... » 
«Je travaille fort» 
Si les Bombers ont fait un grand pas en avant en 2016, on peut certainement en dire autant pour Christophe Normand, qui a été de l'alignement de départ lors de chacun des 18 matchs de son équipe et qui a même hérité de nouvelles responsabilités à sa deuxième campagne chez les professionnels. 
« Je suis content de ma saison, c'est clair, reprend l'athlète de 25 ans, qui est père d'une petite fille d'un an. Cette année, j'estime avoir gagné la confiance de mes entraîneurs et de mes coéquipiers et ça, c'est très important. Je travaille fort, je me donne corps et âme à chacun des matchs et à chacun des entraînements et on dirait que ça commence à payer. » 
Normand, un centre-arrière, a porté le ballon une dizaine de fois. Il a aussi été utilisé sur les unités spéciales. 
« Parce que je ne suis pas une super-vedette, il faut que je sois polyvalent, il faut que je démontre que je peux être utile à peu près partout. Je pense que j'ai atteint mon objectif. » 
Normand va rentrer à Bromont avec femme et enfant bientôt. Il fera encore probablement de la suppléance ici et là dans les écoles du territoire de la commission scolaire du Val-des-Cerfs au cours des prochains mois. En attendant des nouvelles des Blue Bombers. 
« J'arrive à l'année d'option de mon contrat de trois ans. Les Bombers sont en droit de l'exercer ou non. Honnêtement, je m'attends à avoir de bonnes nouvelles. J'ai connu une bonne saison et l'entraîneur en chef Mike O'Shea m'a dit qu'il était satisfait. J'ai confiance. » 
Trop forts, les Stampeders 
Christophe Normand va continuer à suivre l'action de la LCF. Et selon lui, personne ne pourra venir à bout des Stampeders de Calgary, qui n'ont perdu que deux fois en saison régulière et qui attendent les Lions en finale de l'Ouest. 
« Ils sont forts, très forts. Ils ont très peu de faiblesses, s'ils en ont. Je ne vois pas qui peut les arrêter. »
Normand suit aussi du coin de l'oeil ce qui se passe chez les Alouettes. Et il l'avoue bien candidement : il préfère être à Winnipeg­ plutôt qu'à Montréal. 
« Ça brasse beaucoup, n'est-ce pas ? L'entraîneur en chef n'est pas confirmé et il n'y a pas de directeur général. Pour un joueur, c'est insécurisant. Tout ce que je souhaite, c'est qu'ils donnent le job d'entraîneur à Jacques Chapdelaine­. Il est super compétent et, comme moi, c'est un ancien du Rouge et Or de l'Université­ Laval ! »