«C’est quelque chose qui m’intéresse vraiment, explique Nicolas Roy en parlant du hockey universitaire. Mais avant, je vais commencer par donner ce que j’ai à donner aux Inouk.»

Nicolas Roy s’inquiète pour son genou

Nicolas Roy était en train de démontrer clairement pourquoi Patrice Bosch était si heureux de le voir débarquer à Granby, à la fin du camp d’entraînement, lorsqu’il a été blessé à un genou à Longueuil il y a deux semaines.

«Il y a eu un léger contact avec un joueur du Collège Français, mais ça a été suffisant pour que je me blesse, explique celui qui a raté les cinq derniers matchs des Inouk et dont l’absence est indéterminée. Je suis rentré au banc, mais j’ai essayé de revenir sur la patinoire peu de temps après et j’ai bien vu que ça ne fonctionnait pas…»

Roy, qui marche à l’aide d’une orthèse, a passé une imagerie par résonance magnétique mercredi. Il attend les résultats. Et il semble inquiet.

«Pas mal sûr que j’ai un ligament déchiré. On verra bien…»

L'athlète de Carignan avait déjà amassé neuf points, dont cinq buts, au moment d’être blessé. Il jouait de l’excellent hockey.

«C’est frustrant parce que c’est vrai que ça allait bien.»

Mais les Inouk (9-1), qui visitent les Forts de Chambly (4-3-1) dimanche après-midi, ont continué à gagner.

Envie d'autre chose  

Nicolas Roy, 19 ans, a passé les deux dernières saisons avec le Phoenix de Sherbrooke. Confiné à un rôle défensif, il a été limité à 24 points en 118 matchs. Et c’est lui qui a pris la décision, lors du dernier camp d’entraînement, de quitter l’équipe.

«Les dirigeants du Phoenix me voyaient encore dans un rôle de soutien cette saison et ça, ça me tentait moins, dit-il. À 19 ans, j’avais envie d’autre chose. À Granby, je savais que mon rôle serait différent. En plus, je connaissais plein de joueurs au sein de l’équipe.»

Des joueurs comme Vincent Lampron, Louis-Philippe Denis, Nathan Martel, Marc-Antoine Dufour et Anthony Chicoine. Même à son arrivée, ajoutera-t-il, il ne s’est jamais senti dépaysé dans le vestiaire.

Puis, il y avait les études. On parle ici d’un jeune homme qui a fait de l’éducation une priorité et, sachant qu’il ne jouera pas dans la Ligue nationale, il ne détestait pas l’idée d’évoluer dans un circuit où il y a moins de matchs et, surtout, beaucoup moins de voyagement.

«Sans compter que les Inouk ont une bonne entente avec le cégep de Granby et que ça facilite grandement les choses», insiste celui qui étudie en science de la nature.

Dans cette optique, on ne s’étonnera d’ailleurs pas qu’il vise une carrière au hockey universitaire.

«C’est quelque chose qui m’intéresse vraiment. Mais avant, je vais commencer par donner ce que j’ai à donner aux Inouk.»

Ne reste plus qu’à attendre les résultats de l’imagerie par résonance magnétique…