Danny Gélinas
La Voix de l'Est
Danny Gélinas
En amour avec la vie et avec le golf !
En amour avec la vie et avec le golf !

Nancy Vachon: journal d’une battante (2e partie)

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’y étais allé de la première de deux chroniques soulignant la résilience de la golfeuse Nancy Vachon qui, il y a pas si longtemps, recevait un diagnostic de cancer du sein.

Si plusieurs auraient évidemment été tentés de baisser les bras, c’était mal connaître cette résidente de West Brome, entrepreneure spécialisée dans la conception de sites web. 

Son histoire m’a à ce point touché que j’ai décidé de laisser la principale intéressée vous la raconter, elle qui l’avait écrite sous la forme d’un journal personnel.

Je n’ai pas assez de mots pour la remercier de m’avoir fait confiance en me transmettant le tout. Merci Nancy, tu es une grande dame !

J’ai décidé de vous présenter le tout dans sa version intégrale, tellement c’est bon et criant de vérité.

Voici donc la deuxième partie…

*****

Retour à l’essentiel et apprécier chaque instant  (Texte du dimanche matin 21 juillet 2019, soit pendant la radiothérapie)

Ce matin, je me suis réveillé tôt, très tôt. Non pas à cause de l’insomnie, mais parce que j’en avais envie et surtout l’énergie pour supporter ce goût d’aller marcher. Il est 5 : 35 et je marche. C’est le silence absolu. J’entends le son des oiseaux, du vent et de quelques pas de joggeurs par-ci, par-là. 

La vie est drôlement faite, car je suis passée au même endroit où je suis passée plusieurs fois ces dernières années. Mais aujourd’hui, en prenant le temps de regarder, j’y ai découvert une tout autre réalité. Les fleurs sont tellement plus belles. 

Et cette résidence est si magnifique dans sa simplicité. Il y a un cœur dans la fenêtre... oh, il y a même cinq fenêtres et chacune d’elles a un cœur. Je suis passée là des centaines de fois et aujourd’hui, je le constate pour la prochaine fois. Tout est tellement beau et paisible. Merci la vie de m’en faire profiter !

Un contrat avec moi-même (Texte du 31 août 2019)

Ô combien tous ces traitements demandent de la résilience et du lâcher-prise. 

Si une journée est trop chargée, mon corps le ressent... le moral aussi. 

Après une journée de bonheur hier avec deux couples d’amis (ponton, cocktail, souper), je suis vidée. 

Les gens pensent que je dois juste dormir 12 heures et que tout reviendra... « T’as juste à te reposer », que la plupart d’entre eux me disent. Eh bien non, le corps est fatigué. 

Cela veut dire que mon système nerveux est plus fragile et que mon nez recommence à couler. 

Ça veut dire que mes mains et mes doigts sont fragiles et s’engourdissent ; 

Ça veut aussi dire que j’ai des étourdissements à rien, par exemple comme lorsque je nourris le chien ou que je me brosse les dents. 

Aujourd’hui, plus précisément ce soir, j’ai pris la décision qu’à partir de maintenant, je me fais un contrat avec moi-même, et ce, même si les gens ne me comprennent pas. Même si c’est difficile de dire NON parce que j’ai le goût d’aller au golf, à un souper, à une activité, d’aller prendre un café avec une amie, etc.. 

Donc, à partir de maintenant, c’est ENCORE le corps d’abord, car c’est lui qui décide. Et ça, c’est une promesse que je me fais à jamais…

À jamais ! 

Mon premier 5 km (Texte du 21 septembre 2019)

Toi le cancer, tu ne dois pas gagner.

Tu m’as foutu la trouille, tu m’as jetée par terre, tu m’as mise au tapis. Tu ne m’as pas achevée : je me suis relevée.

Je viens de courir mon premier 5 km. À chaque pas, à chaque douleur, à chaque larme, à chaque espoir... je t’écrase. Tu m’as grimpé dessus sournoisement. Eh bien, c’est à mon tour de prendre le dessus, de te grimper dessus et de t’écraser à chaque pas. 

Tu ne gagneras pas. 

Il y a plusieurs personnes derrière ce 5 km : l’amour de ma vie, la famille, les amis, le chien, les médecins, les chercheurs, les infirmières, la kinésiologue, les combattants et combattantes, la gang de la Virée Rose.... Merci d’être là !

La vie continue

Oh que c’est vrai... à ceux qui rushent actuellement, ne lâchez pas. Aujourd’hui, après un an de traitement, le chirurgien a enlevé mon port-a-cath. Ce fameux porte-cathéter que j’ai tant détesté au début, mais que j’ai apprivoisé depuis et qui m’a même permis de mieux jouer au golf, car je swing plus smooth 

Bref, je n’avais pas le choix… comme quoi il y a du positif dans tout ! 

Ne lâchez pas : sortez, bougez et prenez bien soin de vous. 

Tout est temporaire même si quelques fois, cela nous paraît une éternité. Pour l’avoir vécu, mon plus grand allié a été et est toujours l’activité physique sous quelque forme que ce soit. 

PS : On dit que chez les personnes ayant été touchées par le cancer, le risque de récidive diminue de 12 à 21 % avec une pratique d’activité physique de 30 minutes par jour.

4 petits messages 

— C’est le fait de bouger qui m’a permis de continuer

— Vivez un jour à la fois

— Il y a du positif dans tout

— Ma vie est plus belle après le cancer

La Virée Rose

Je participe à La Virée Rose pour la deuxième année. 

Qu’est-ce que la Virée Rose ? C’est une importante activité de collecte de dons au profit de la Fondation cancer du sein du Québec. 

De retour pour une troisième édition en 2020, ce défi consiste à bouger tout l’été, en parcourant 20, 100 km ou 500 km entre le 6 juillet et le 27 septembre 2020. 

La Virée Rose 2020 a pour objectif d’atteindre plus de 1000 participants et ainsi amasser plus de 360 000 $ pour la cause du cancer. Mitsou Gélinas en est l’une des porte-paroles. 

*****

En terminant, juste un petit mot Nancy, pour la confiance que tu m’as témoignée. Sache que ce sera un plaisir de vous recroiser Yvon et toi… peu importe l’endroit !

Elias Pettersson, des Canucks de Vancouver, un « porteur d’eau » sur lequel les dirigeants du Canadien aimeraient assurément compter…

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Depuis l’hiver dernier, afin de suivre les matchs de hockey de la LNH dans l’Ouest, je les écoute souvent sur la tablette en syntonisant la radio Sportsnet 650 de Vancouver et Sportsnet 960 de Calgary.

Tant avec Derek Willis et Peter Loubardias aux commandes à Calgary qu’avec Brendan Batchelor et Corey Hirsch à Vancouver, les descriptions et analyses des matchs y sont incroyables.  On jurerait qu’on y est. 

Et lors du premier match opposant les Canucks aux Golden Knights de Las Vegas, Hisrch en a sorti une bonne selon laquelle les joueurs de Vegas auraient traité le jeune et prolifique attaquant des Canucks Elias Pettersson de « waterboy » (porteur d’eau).

Inutile de vous mentionner que les partisans du Canadien aimeraient sans aucun doute pouvoir compter sur un tel « porteur d’eau », eux qui n’ont pas vu leur formation franchir une seule ronde éliminatoire depuis 2015, faut-il le préciser…

Comme le dit la chanson, « J’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours… »