Danny Gélinas
La Voix de l'Est
Danny Gélinas

Nancy Vachon: journal d’une battante (1re partie)

CHRONIQUE / Dans la vie, il se produit de belles rencontres. Même si celles-ci ne sont souvent que le fruit du hasard, elles peuvent s’avérer très inspirantes. Ce fut le cas dernièrement lorsque j’ai fait la connaissance de la golfeuse Nancy Vachon.

Depuis le début de la saison, j’ai joué au golf presque tous les jours.

Bien que mes week-ends soient habituellement réservés pour jouer en compagnie de mon amour, j’ai passé la majeure partie de l’été à jouer avec mes partenaires réguliers que sont les membres du couple formé de nos amis Pierre et Lucie Rathé.   

Étant donné que Pierre joue dans une ligue les vendredis après-midis, les vendredis matins, Lucie et moi laissions donc le soin à qui voulait bien l’entendre le loisir de se joindre à nous.

Ce jour-là, je vois encore le préposé aux départs, le très sympathique Jacques Cadran, s’avancer vers nous en nous présentant M. Yvon Comeau et sa conjointe Nancy Vachon.    

Dès les présentations, une très belle discussion s’en était suivie et il va sans dire que nous avons eu beaucoup de plaisir à jouer ensemble tous les quatre.

Après avoir envoyé de très longs coups roulés directement dans la coupe aux trous no 1 et 2, Nancy s’avança vers moi en me disant : « Je sens que je vais passer une très belle journée. Lucie et toi, vous êtes de vrais soleils ! »

Bien entendu, nous avons évidemment accepté poliment le compliment.  

Voyant le visage de ma partenaire, qui se demandait tout comme moi de quoi il pouvait bien en retourner, Nancy nous expliqua qu’ayant été atteinte d’un cancer du sein, elle fait partie d’un groupe de personnes ayant vécu cette même épreuve et qui se soutiennent afin de pouvoir en venir à bout… ensemble !

Et c’est là que, discrètement, elle nous raconta son histoire… Un parcours des plus inspirants et un récit à vous donner des frissons dans le dos.

Puisque je lui ai demandé de m’envoyer le tout par écrit dans le but d’en faire l’objet de cette chronique, elle l’a fait, mais à partir des extraits de son journal personnel. Avec toute cette documentation, j’avais prévu rédiger ce que j’appelle « un beau petit texte ».

Mais ce que j’y ai lu était à ce point « poignant » que j’ai préféré laisser la principale intéressée vous la raconter tel qu’elle me l’a envoyée…. C’est tellement bon et touchant que j’ai décidé de lui consacrer pas une, mais bien deux chroniques. 

Comme elle me l’a si bien écrit, « si le texte inspire ne serait-ce qu’une seule personne atteinte, alors ce sera mission accomplie ».

Et elle avait bien raison…

*****   

« Ayant reçu le diagnostic de cancer du sein en octobre 2018, j’ai reçu la chirurgie en octobre 2018. J’ai débuté ma chimiothérapie en janvier 2019 (à raison de 6 traitements aux 3 semaines) et ma radiothérapie en juillet de cette même année à raison de 20 traitements sur 4 semaines. Quant au Herceptin — ce médicament qui lutte contre le cancer en localisant et en tuant les cellules cancéreuses qui portent cette protéine —, j’ai dû y recourir durant toute l’année. »

Rondes de boxe

« Lorsque j’en ai su davantage à propos des traitements, je savais que j’en avais pour plus d’un an. Au menu : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, Herceptin. Je me suis immédiatement associée à un personnage de film, soit celui de Rocky Balboa. Pour moi, passer au travers de ce cancer, c’était comme des rounds de boxe que je me devais de passer : un par un, étape par étape. Ainsi, je devais prendre soin de moi et me préparer pour chacun de ces rounds et être au maximum de ma forme, peu importe les circonstances. »  

Dans la glace

« Lors de la chimiothérapie (plus de 3 h par séance), je devais mettre mes mains et mes pieds dans la glace pendant 1 h afin de ne pas perdre mes ongles. Ça donne une idée de la force du traitement pour le corps. Lorsque vous mettez les pieds dans la mer froide à Old Orchard, vous savez comme c’est glacial. Ça y ressemblait étrangement. »

Tout pousse

« Mes cheveux poussent. Encore plus rapidement que je l’aurais pensé. Je m’attendais à avoir cette longueur pour la fête de maman en septembre. À vrai dire, tout pousse : mes cils, mes sourcils, mes poils... Je me suis rasé les jambes il y a 10 jours pour la première fois depuis 6 mois. C’est comme redécouvrir son corps et de savourer sa renaissance. C’est un drôle de sentiment à vivre lorsqu’on est adulte et en mesure de le vivre pleinement, de le savourer et de le ressentir. C’est merveilleux après tout : ce corps humain est tellement bien fait. »

Les traitements quotidiens et l’espoir

« C’était mon rendez-vous quotidien où j’avais un rendez-vous avec la vie. Je savais que c’était pour me débarrasser des toutes dernières petites traces possibles de cancer. Un rendez-vous que la médecine m’offrait avec la vie. 

Malgré tout cela et ces moments plus difficiles, il y a toujours de l’espoir et des moments de lumière. Mon mari m’a dit hier « j’ai passé une des plus belles journées de ma vie ». Et effectivement, c’était une journée magnifique… »

La suite de cette belle histoire la semaine prochaine !

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Un petit mot pour féliciter mon bon ami et vieux compagnon de route Pierre Cholette, qui a récemment été nommé directeur de la Centrale de recrutement de la LHJMQ. 

Je connais Pierre depuis des lunes, lui qui a tour à tour été recruteur avec les Remparts de Québec, directeur général des Commandeurs de Lévis de la Ligue midget AAA, puis dépisteur-chef des Tigres de Victoriaville. 

Il remplacera un autre de mes bons amis, soit Patrick « Pat » Desrosiers, promu recruteur-chef des Olympiques de Gatineau en juin dernier.   

Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que l’embauche de Pierre représente un très bon coup de la part de Pierre Leduc, le directeur des opérations de la LHJMQ.