Elliot Cardin a connu une course difficile aux Championnats du monde de trail, disputés au Portugal le week-end dernier.

Mondiaux de trail: une épreuve difficile pour Elliot Cardin

Les choses ne se sont pas passées comme prévu pour le coureur Elliot Cardin, qui faisait partie de l’équipe canadienne aux Championnats du monde de trail, samedi au Portugal. Malgré la bonne forme du Bromontois, ses jambes n’ont pas collaboré lors de cette course de 44 km avec 2200 mètres de dénivelé positif.

Il a franchi la ligne d’arrivée, au village de Miranda do Corvo, avec un temps de 4 heures 54 minutes et 31 secondes, en 198e position sur 363 coureurs, toutes catégories confondues.

« Le matin de la course, on était à 30 minutes du village de départ. On a pris un bus à 7 h 30, mais notre bus s’est égaré, raconte Elliot Cardin. Quand on est arrivé à Miranda do Corvo, il restait 30 minutes avant le départ. On a tout fait à la presse, on n’avait pas encore récupéré notre dossard. L’équipe était nerveuse un peu. On a eu le temps de faire un petit échauffement, puis de trouver le départ n’a pas été facile. »

La culture portugaise semble bien différente, si bien que certaines instructions et indications n’étaient pas toujours claires, ce qui ajoutait un facteur de stress qui n’était pas nécessaire, analyse l’athlète bromontois.

Une foule de spectateurs était présente sur les lieux du départ pour encourager l’élite mondiale. Une ambiance typique des courses européennes, évoque Cardin.

Impossible de pousser

Le coureur local a suivi son plan en évitant un départ trop rapide. « Dans les premiers kilomètres, on traverse un zoo, c’était vraiment cool ! Peu de temps après, tu frappes de méchantes grosses montées. À ce moment-là, je me suis rendu compte que, pour mes jambes, ce n’était pas leur journée. À chaque grosse montée, mes jambes développaient de l’acide lactique et ça ne s’évacuait pas. Je m’attendais à ce que ça se place à un moment donné, mais ça n’a pas été le cas. »

Lorsqu’il a croisé sa conjointe, sa mère et l’équipe de soutien des Canadiens, au 14e kilomètre, Elliot Cardin était fatigué et avait des nausées dès qu’il tentait de pousser un peu plus fort.

« Ça fait partie des ultras-marathons, on a tous des journées plus difficiles. Durant la course, je me disais que j’étais chanceux, que les paysages étaient vraiment beaux. J’ai eu du plaisir quand même, c’était une super belle expérience. »

Cardin a également su tirer de l’énergie des hordes de spectateurs qui attendaient les coureurs dans les montées. S’il avait décidé de marcher pour grimper, leurs encouragements lui permettaient plutôt de courir.

Il aurait voulu profiter des descentes pour prendre de la vitesse, mais il lui était souvent difficile de se laisser aller puisque d’autres coureurs étaient devant lui. Il note qu’il devait régulièrement attendre les villages pour pouvoir dépasser certains coureurs puisque le parcours empruntait des sentiers étroits.

Contrairement aux courses québécoises, où il se retrouve habituellement en tête rapidement, il courait avec quelques-uns des meilleurs coureurs en sentiers au monde, si bien qu’il se trouvait parfois dans des files.

« J’ai quand même fait un temps respectable, mais ça ne répondait pas à mes attentes. Ce n’est pas désastreux. Par contre, je ne venais pas aux Championnats du monde de trail au Portugal pour faire cette performance-là. »

Impressionné, il souligne par ailleurs la force et la rapidité des femmes qui participaient elles aussi aux mondiaux.

Lui et ses proches quitteront le Portugal mercredi. Elliot Cardin tentera d’intensifier son entraînement dans le but de faire le 110 km de la compétition Québec Méga Trail, mais se garde le droit de changer sa distance en fonction de sa forme.