« On pratique un sport dur. Et si tu te bats avec la peur de te faire faire mal, ça ne marchera pas », explique Adam Dyczka, qui remontera dans l'octogone vendredi soir à Montréal.

MMA: «Un beau défi» pour Adam Dyczka

Adam Dyczka affirme être parfaitement rétabli de la commotion cérébrale qu'il a subie au mois de juin lors de son dernier combat en arts martiaux mixtes. Et il se dit prêt à faire à nouveau face à la musique.
Vendredi soir, à La Tohue de Montréal, Dyczka affrontera le Montréalais Ricardeau François, un combattant d'expérience comme en font foi les 24 combats (14-10) qu'il a disputés. Le Granbyen, lui, tentera de garder sa fiche parfaite (5-0).
En passant, oubliez le tournoi des lourds dans lequel Dyczka avait été impliqué en juin et qu'il n'avait pu compléter en raison de sa commotion cérébrale. Le gars qu'il aurait dû affronter en finale est blessé.
« Je me sens bien et j'ai hâte de remonter dans l'octogone, a lancé Dyczka, mercredi midi, alors qu'il se préparait à s'entraîner au Go Gym de la rue Denison. Puisque j'ai respecté parfaitement les ordres des médecins, j'ai eu moins de temps de préparation qu'à l'habitude. Mais on ne rit pas avec ça, les commotions, et j'ai repris le repos dont j'avais besoin. »
Selon Dyczka, la confiance est ce qu'un combattant a de plus précieux. Et il ne se voyait pas se battre en ayant une quelconque crainte.
« On pratique un sport dur. Et si tu te bats avec la peur de te faire faire mal, ça ne marchera pas. La peur entraîne le manque de confiance et le manque de confiance amène à la défaite. Il faut que tu sois à 100 % dans ta tête quand tu montes dans l'octogone. Je le suis. »
Au sujet de son prochain adversaire, Dyczka dira qu'il représente « un beau défi ».
« Avec 24 combats derrière la cravate, le gars en a vu d'autres. En plus, sa fiche est positive. Mais je sais qu'il est battable. Et je vais le battre. »
Dyczka va se battre à près de 265 livres. François, qui fait 6'7'', lui concédera près d'une quarantaine de livres.
Pour la ceinture en décembre
Gagne ou perd vendredi, Dyczka sait qu'il se battra pour la ceinture de champion des lourds de TKO MMA au mois de décembre au Centre Bell. Reste à savoir qui sera son adversaire.
« Ça a été une belle année, mais j'ai encore du travail devant moi, a-t-il repris. Au mois de juin, contre Bobby Sullivan, j'ai appris que j'étais capable de gagner un combat très dur, de gagner une véritable guerre, et ça m'a donné beaucoup de confiance. Ça a été un moment marquant dans mon année. »
À chacun de ses combats, Dyczka gagne en popularité et en crédibilité. Son parcours est sans tache jusqu'ici.
« Et je veux qu'il reste intact », a-t-il conclu.
Après avoir été opéré à un genou, Dimitri Waardenburg remontera dans l'octogone en décembre.

Dimitri Waardenburg rêve à l'UFC

Dimitri Waardenburg se remet d'une opération au genou droit subie au début du mois d'août. S'il ne sera pas du 40e gala présenté par TKO MMA vendredi soir, il sera assurément de celui du 8 décembre puisqu'il se battra alors pour la ceinture des 135 livres de l'organisation.
« Mon genou était en mauvais état depuis quelques années, explique le Granbyen et fils de l'entraîneur Dirk Waardenburg. J'ai attendu et attendu encore, mais je n'avais plus le choix, il fallait que je me fasse opérer. J'ai de l'ambition et, pour réaliser mes rêves, il faut que je sois au meilleur de ma forme physique. »
À 27 ans, Waardenburg présente une fiche de 13 victoires et huit défaites en arts martiaux mixtes. Il a aussi une fiche de deux gains et aucun revers depuis la renaissance de TKO MMA, il y a un an. Grand patron de l'organisation, Stéphane Patry l'aime beaucoup, notamment en raison de son style spectaculaire. Et il a commencé à lui parler de se battre en UFC.
« Je ne suis pas vieux, mais ça fait quand même 10 ans que je fais des arts martiaux mixtes. L'UFC, c'est l'objectif de tout le monde et c'est le mien aussi. Je veux monter et je pense que j'ai ce qu'il faut pour le faire. »
Pour le reste, sa réhabilitation se passe bien.
« J'y vais tranquillement, je ne pousse pas trop. Je suis les recommandations de mes médecins et de mon père. L'idée, c'est d'être prêt pour le mois de décembre. »