«J’ai probablement vécu la plus belle saison de ma vie, avec une <em>gang</em> de gars tout simplement incroyable», a affirmé Miguel Poissant, qui quitte les Maroons pour se joindre aux Pipers de Glengarry dans la Eastern Ontario Senior Hockey League.
«J’ai probablement vécu la plus belle saison de ma vie, avec une <em>gang</em> de gars tout simplement incroyable», a affirmé Miguel Poissant, qui quitte les Maroons pour se joindre aux Pipers de Glengarry dans la Eastern Ontario Senior Hockey League.

Miguel Poissant quitte les Maroons

Acteur important de la première saison des Maroons dans la Ligue de hockey senior du Richelieu en tant que joueur et codirecteur général, Miguel Poissant se lancera maintenant dans une nouvelle aventure. L’attaquant de 31 ans s’est entendu avec les Pipers de Glengarry, qui se joindront à la Eastern Ontario Senior Hockey League.

C’est d’abord et avant tout le joueur qui a pris cette décision. Poissant reconnaît que la saison 2019-2020 a été quelque peu décevante au plan personnel. Le résident de Delson a amassé sept points en 18 matchs lors du calendrier régulier, avant d’être blanchi en huit parties au cours des séries.

«J’ai subi une déchirure du talon d’Achille l’été dernier et je considère que j’étais toujours blessé à l’automne. Ça a nui à mes performances et mon temps de jeu a baissé. Je ne blâme personne, je crois que [l’entraîneur-chef] Scott Cannon a fait les bons choix», a raconté le principal intéressé lundi avant-midi.

«Considérant la profondeur des Maroons, je ne croyais pas que je pouvais améliorer mon sort. Même si je devrai faire mes preuves à Glengarry, j’aurai probablement un plus grand rôle sur la glace. »

Poissant estime que la LHSR et la ESOHL sont toutes les deux en croissance et présentent des niveaux de jeu similaire. Le circuit ontarien permet toutefois les mises en échec partout sur la patinoire et n’impose pas de suspensions pour accumulation de bagarres.

«C’est certain que l’aspect robustesse joue en ma faveur», reconnaît le choix de deuxième ronde des Pipers, qui a récemment mis sa carrière de boxeur en veilleuse.

«Mais ils cherchent surtout un leader capable de souder le vestiaire au sein d’une nouvelle organisation. J’ai vécu une situation similaire avec les Maroons.»

«La plus belle saison de ma vie»

Miguel Poissant est d’ailleurs heureux du travail accompli avec un groupe de joueurs de provenances diverses.

«J’ai probablement vécu la plus belle saison de ma vie, avec une gang de gars tout simplement incroyable», a-t-il affirmé.

«On a commencé avec sept défaites, mais on a fini avec une fiche proche de 0,500 (8-11-2, NDLR) avant de battre une des meilleures équipes de la ligue en première ronde des séries.»

Classés sixièmes, les Maroons ont surpris le Cuisines Action de Farnham (troisièmes) en quarts de finale. Ils tiraient de l’arrière 2-0 face aux redoutables Mustangs de Saint-Hubert, champions du calendrier régulier, lorsque la pandémie de la COVID-19 a forcé l’interruption des activités. Le reste des séries a finalement été annulé.

Estimant que les Maroons sont «entre de très bonnes mains», Poissant tenait à remercier tous ceux qui ont contribué à cette première campagne, en commençant par les copropriétaires Daniel Roy et Karine Beauregard.

Également codirecteur général, Roy précise que son ex-acolyte a surtout contribué au recrutement des joueurs durant l’été.

«Durant la saison, les décisions étaient prises par moi et Scott, et ça restera comme ça. Mais Miguel a donné un bon coup de main au début. Il connaissait mieux la ligue que moi qui viens du senior AAA», a expliqué le grand patron des Maroons.

Malgré la fin de leur collaboration, les deux hommes demeurent néanmoins en bons termes.

«Je ne pouvais pas lui garantir plus de temps de glace la saison prochaine. Personnellement, je n’empêcherai jamais quelqu’un d’écouter les offres pour améliorer sa situation. Je ne retiens pas personne.»