Miguel Fortin derrière le banc. Tout ce que je veux, moi, c’est qu’on ait du succès», dit-il.

Miguel Fortin : l’équipe d’abord

Dans le monde du hockey comme ailleurs, il y a des personnes qui ont plus de facilité que d’autres à mettre le « nous » avant le « je ». Chez les Bisons, Miguel Fortin a cette facilité.

L’hiver dernier, tandis que rien ne fonctionnait pour les Maroons, Fortin, alors entraîneur en chef et directeur général de l’équipe, a fait appel à son bon ami David Lapierre. Et même si on parlait alors de co-entraîneurs, on voyait bien que c’est Lapierre qui dirigeait la circulation derrière le banc.

Cet automne, il n’y a aucune ambiguïté et tout est clair : Lapierre est le grand patron derrière le banc et Fortin, qui a conservé ses fonctions de directeur général, est son adjoint, en compagnie d’Olivier Laliberté.

Pour Fortin, c’est l’équipe d’abord. Le « nous » avant le « je ».

« La saison dernière, j’en avais énormément sur les épaules avec les fonctions de DG et d’entraîneur en chef, explique ce père de deux jeunes enfants et enseignant dans la vie de tous les jours. J’en avais beaucoup et ça devenait difficile, honnêtement, d’être bon dans tout, tout le temps. Quand j’ai vu que David était ouvert à l’idée de venir donner un coup de main, je n’ai pas hésité. C’est un entraîneur exceptionnel, meilleur que moi, et je savais qu’il allait nous aider. »

Modeste, Fortin ne veut pas être vu comme un héros, ni qu’on parle de sa grandeur d’âme.

« J’ai le sort de l’équipe et de notre ligue à cœur. Si on veut dire quelque chose, qu’on dise que je suis un gars d’équipe. Si les Bisons sont meilleurs avec David Lapierre qu’avec moi derrière le banc, c’est parfait. Tout ce que je veux, moi, c’est qu’on ait du succès. »

Et le succès est au rendez-vous. Vendredi soir, face au Métal Pless de Plessisville (2-2-1) au centre sportif Léonard-Grondin, les Bisons vont tenter d’ajouter une sixième victoire en autant de matchs depuis le début de la saison.

Touché

Miguel Fortin est associé à la concession depuis plusieurs années. Il a vécu de bons moments avec les Maroons et de moins bons. Et il savoure le succès actuel des Bisons, celui sur la patinoire comme celui dans les gradins.

« Nous n’avions pas de véritables objectifs en terme de performances au moment où la saison a commencé, reprend-il. Nous savions que nous avions amélioré l’équipe, mais nous savions aussi que d’autres clubs s’étaient améliorés. À l’heure où on se parle, les joueurs sont engagés et on gagne. Mais il ne faut rien prendre pour acquis, car la ligne est tellement mince entre la victoire et la défaite. »

Le succès populaire de l’équipe le touche, dit-il.

« C’est l’fun de voir ce bel engouement. Les foules sont excellentes, les gens portent nos couleurs en ville, on sent beaucoup d’amour pour l’équipe. Oui, c’est touchant. »

Et toujours en pensant à la première personne du pluriel, Fortin rendra hommage à Christian Roy, le grand patron des Bisons, « qui fait tout en son possible pour nous donner des conditions gagnantes ».

« Christian a ajouté du personnel et il est toujours à l’écoute afin de nous offrir ce qu’on a besoin pour améliorer nos chances de succès. Il ne joue pas, il ne coach pas, mais il fait du travail extraordinaire. Il est très bon pour l’équipe. »

L’équipe, toujours. Clairement, Miguel Fortin est incapable de penser autrement…