Clairement, Michel Dorais a la Ligue nord-américaine de hockey dans la peau.

Michel Dorais croit toujours en la LNAH

Après 20 ans au service de la Ligue nord-américaine de hockey (et tous les autres noms qu'elle a portés !), Michel Dorais s'est vu indiquer la porte de sortie par les gouverneurs. Mais celui qui occupait le poste de vice-président aux opérations hockey ne semble pas en vouloir à personne.
« C'est une restructuration et c'est correct, lance le Valois. Après huit ans à la vice-présidence, je pense qu'il y avait de l'usure. J'aurais tout de même aimé poursuivre, j'avais encore des idées, mais les gouverneurs ont d'autres plans. Je le répète, c'est correct... »
Dorais a su que son mandat n'avait pas été renouvelé en même temps que le commissaire Michel Godin. La LNAH n'a pas encore nommé personne aux postes en question. 
Il faut dire que la LNAH a plein d'autres affaires urgentes à régler. L'équipe de Laval est morte, celle de Trois-Rivières a finalement été sauvée après avoir été vendue et il semble que la ligue va installer une concession à Berlin, au New Hampshire. Le circuit vit clairement sa saison morte la plus active de son histoire. 
« Plusieurs ont dit que c'était la fin de la LNAH, mais la ligue sera encore là à l'automne, reprend Dorais. Et moi, je crois fermement en l'avenir du circuit, qui a évolué dans le bon sens au cours des dernières années et qui offre maintenant un calibre de jeu très relevé. Les temps sont durs, c'est vrai, mais la ligue va passer à travers et elle va en ressortir plus forte encore si les bonnes décisions sont prises. »
Même s'il ne veut pas élaborer sur les « bonnes décisions » à prendre, Dorais affirme que la LNAH aurait probablement intérêt à embaucher un commissaire qui saura « vendre » la ligue. 
« La LNAH doit prendre sa place dans les médias traditionnels et les grands médias. C'est bien beau les médias sociaux, mais ce n'est pas suffisant. La ligue a quelque chose de très intéressant à proposer et ça prend quelqu'un, à mon avis, qui est capable de passer véritablement le message. »
Son avenir dans le hockey 
Il faut croire Michel Dorais quand il dit qu'il n'en veut à personne au sujet de son départ. Pendant l'entrevue, à preuve, il n'a jamais écorché personne. Il faut dire que, après toutes ces années, l'homme a véritablement la LNAH dans la peau. 
« Si on compte mes années d'implication avec les équipes d'Acton Vale et de Saint-Hyacinthe (comme directeur général et entraîneur), je suis associé à la LNAH depuis ses tout débuts, en 1996. J'ai vu la ligue évoluer et progresser, je l'ai vue passer à travers des tempêtes, je l'ai vue se relever. C'est mon circuit, c'est mon milieu. Et je lui souhaite sincèrement le meilleur pour la suite des choses. »
Parce qu'il n'est plus associé à la LNAH, Dorais s'apprête à passer un été plus tranquille qu'à l'habitude. 
« Le téléphone sonne pas mal moins souvent et je ne déteste pas ça. Est-ce que je reviendrais dans la ligue dans d'autres fonctions, peut-être avec une équipe ? Peut-être, je ne sais pas. C'est difficile à dire à l'heure où on se parle... »
Dans la vie de tous les jours, Dorais est directeur de La Pensée de Bagot, l'hebdomadaire de la région d'Acton Vale. Il est aussi impliqué au sein des Castors, de la Ligue de baseball majeur du Québec. À 57 ans, il reste un homme occupé. 
Granby 
On le sait, la LNAH aimerait ravoir une équipe à Granby. Et il y a de l'intérêt pour la ligue au pays des Inouk. Dorais est convaincu que le mariage pourrait fonctionner. 
« Granby est un bon marché et une bonne ville de hockey. Mais évidemment, ça va prendre des gens qui ont des sous, qui connaissent bien la ville et qui sont désireux de faire les choses correctement. Moi, j'y crois. »
Et il est plutôt facile de penser que l'expérience de Michel Dorais pourrait être utile dans ce dossier...