«Je me vois maintenant comme un pilote qui a ce qu’il faut pour finir dans le top 5 à chacune des courses», affirme Michaël Parent.

Michaël Parent ne rêve pas au championnat

Après avoir été un temps en tête du classement, Michaël Parent a finalement terminé quatrième au championnat en modifié la saison dernière à l’Autodrome Granby. À sa cinquième saison en classe-reine du stock-car sur terre battue, il fait partie de ceux qui peuvent logiquement aspirer au titre.

Mais voilà, Parent ne rêve pas au championnat la nuit. Non, il n’en fait pas une obsession. Car selon lui, trop d’éléments peuvent changer le cours des choses en route vers la conquête du titre.

« Moi, ce que je veux, d’abord et avant tout, c’est gagner des courses, explique le Granbyen. Le championnat, c’est un bel objectif, c’est un beau rêve, mais il suffit que survienne une malchance lors d’un programme important et tout bascule. C’est un peu ce qui est m’est arrivé l’an dernier. Pour gagner le championnat, ça prend une bonne voiture, mais aussi de la constance et de la chance, qu’on le veuille ou non. »

Il ne faut pas voir la déclaration de Parent comme étant celle d’un pilote qui manque de confiance en lui. Surtout pas, dira-t-il.

« Je me vois maintenant comme un pilote qui a ce qu’il faut pour finir dans le top 5 à chacune des courses. Gagner des courses, c’est ce que je veux. Et peut-être que je vais en gagner quelques-unes cette saison. Mais je peux gagner trois, quatre ou cinq fois et quand même finir deuxième ou troisième au championnat parce que la mécanique m’aura lâché ou que j’aurai été impliqué dans un accrochage une fois de trop. On a beau essayer de contrôler tout ce qu’on peut, on n’a pas le contrôle sur tout… »

Compétitif, le W16

Michaël Parent en est un autre qui roule avec un moteur W16 cette saison à l’Autodrome. Lui, il a eu la chance de gagner l’engin à la fin de la dernière campagne à la suite du tirage au sort effectué par les promoteurs, désireux de mousser le moteur en question.

« Je suis une personne assez ouverte dans la vie et je trouve ça l’fun d’essayer autre chose, mentionne-t-il. Je n’ai pas encore roulé beaucoup avec le W16, mais mes premières impressions sont positives. Honnêtement, ça m’apparaît un moteur compétitif. Bien sûr, les 150 livres de moins à la voiture font sûrement une différence. Mais c’est tant mieux si on a trouvé le bon équilibre. »

Parent va courir avec le W16 à Granby ainsi qu’au RPM Speedway de Saint-Marcel, où il s’est classé troisième au championnat la saison dernière. Il va aussi participer au championnat à l’Autodrome Drummond et il entend effectuer quelques sorties à Cornwall et à Plattsburgh.

« À mon avis, le moteur, c’est une chose, mais c’est d’abord la qualité de la voiture qui te fait d’abord gagner des courses. Et on est toujours en train d’essayer de trouver des façons d’aller plus vite. Notre véritable obsession, c’est celle-là. »

Vendredi soir, les toujours très populaires petits bolides de la série Empire Super Sprints, là où Parent s’est fait un nom, débarqueront à l’Autodrome. Même s’il avoue qu’il aime toujours autant regarder les courses de la série à l’intérieur de laquelle il compte encore plein d’amis, le pilote de 29 ans affirme qu’il est vraiment passé à autre chose.

« Je trouve encore que c’est un show extraordinaire. Mais je suis maintenant en modifié et c’est maintenant là que je suis chez nous. »