Mes «coups de coeur» de 2017 (2e partie)

CHRONIQUE / Si la semaine dernière, je vous ai présenté la première nomenclature de certains de mes « coups de cœur » qui m’ont assurément conquis en 2017, je récidive cette semaine avec sa deuxième et dernière partie. Allons-y donc sans plus tarder…

Marc Hurtubise et Francesca Palardy (Parcours du Vieux-Village)

Je joue au golf depuis que j’ai 8 ans. Je l’ai appris au club de golf de Shawinigan-Sud (maintenant appelé le Mémorial) grâce aux enseignements prodigués par les excellents professionnels qu’étaient Gilles Bourassa, Gilles Yergeau et  son assistant d’alors Luc Richard, tous trois considérés comme étant des « pros de clubs ».

Avant d’arriver dans la région il y a près de 15 ans, j’ai aussi été membre pendant plusieurs saisons au Club Du Moulin de St-Louis-de-France en banlieue de Trois-Rivières et c’est là que j’ai fait la connaissance de Léon Rochefort, un ex-porte-couleur du Canadien de Montréal devenu lui aussi un « pro de club » une fois sa carrière de hockeyeur terminée.

Non seulement ai-je adoré la personnalité et le charisme de M. Rochefort, mais j’ai toujours retenu ses conseils prodigués avec humour — que ce soit sur le vert d’entraînement, dans le champ de pratique ou autour d’un breuvage quelconque sur la terrasse du club.

Une fois ici, je me suis rendu compte que dans la région, peu de terrains de golf possèdent un véritable « pro de club », cette ressource qui en plus d’exceller dans les relations humaines, en représente bien souvent l’âme et le cœur du club, soit en jouant presque quotidiennement avec les membres ou en donnant des leçons et/ou conseils aux golfeurs qui en ressentent le besoin.

Moi qui croyais que cette fonction avait été abolie par la majorité des clubs d’ici, j’en ai pourtant trouvé un — et un vrai de vrai ! — le printemps dernier lorsque pour les besoins de cette chronique, j’ai communiqué avec Marc Hurtubise, nouvellement embauché au Parcours du Vieux-Village.

Dès les premiers instants, une belle chimie s’est installée entre nous et depuis, nous nous parlons régulièrement afin de nous enquérir notamment de la situation de l’autre, des nouvelles de nos familles respectives, etc.

Comme un homme fort aime s’entourer de personnes fortes, Marc n’a jamais hésité à inviter la charmante Francesca Palardy à se joindre à son équipe en tant qu’adjointe au professionnel.

Et pour avoir joué quelques rondes en leur compagnie, je peux vous certifier que non seulement Roger Fortin — le sympathique proprio du « Vieux-Village » — a eu la main heureuse en y amenant deux excellents golfeurs, mais il y a aussi amené deux personnes de cœur… 

Le professionnel du parcours du Vieux-Village, Marc Hurtubise et son assistante, Francesca Palardy : des gens de cœur !

Feu Mike Veneto (Windsor Parke Golf Club)

Il y a quelques années avant de quitter la région pour l’un de mes nombreux pèlerinages annuels en Floride, je reçois un coup de fil d’un ami à la tête d’un programme de hockey universitaire américain depuis une bonne vingtaine d’années, qui me demande mon opinion au sujet de certains jeunes hockeyeurs québécois. 

Au cours de la conversation, je lui mentionne que je m’apprête à séjourner à nouveau dans le « Sunshine State », il me dit : « Joues-tu encore au golf ? Arrête à Jacksonville, on a un de nos anciens joueurs-vedettes de soccer qui est le GM d’un club de golf là-bas, si t’es intéressé, le terrain est vraiment beau. Dis-moi la date à laquelle tu vas passer et je vais l’appeler. Laisse-moi m’arranger avec tout ça et il va te rappeler dans les prochaines minutes.»

Mon ami Mike Veneto nous a quittés le 10 février dernier. Je me devais de rendre un dernier hommage à cet homme fantastique.

Environ 15 minutes plus tard, le téléphone sonnait. Je réponds :

— Oui bonjour ?

— M. Gélinas ? C’est Mike Veneto du Windsor Parke Golf Club de Jacksonville. M. Umile vient de me téléphoner et ses amis sont les miens. Il me fera donc plaisir de vous recevoir, dites-moi à quelle date vous seriez disponible et je vous propose que nous jouions une ronde ensemble.

Quelques jours se sont passés et me voici rendu à Jacksonville. Non seulement suis-je tombé en amour avec le parcours, mais aussi avec la personnalité charmante de mon hôte.

J’ai à ce point apprécié le terrain, la gentillesse de son staff ainsi que la communauté adjacente au parcours qu’aussitôt que je suis libre pour quelques jours, les 19 heures qui m’en séparent passent comme un rien. 

De visite en visite, ma relation avec Mike est passée de strictement professionnelle à celle de « connaissance » pour se terminer par une amitié très sincère tout comme avec sa fille Riley qui apprend le français en lisant mes chroniques à chaque samedi.

Mais depuis l’hiver dernier, je ne vois plus et ne verrai plus jamais mon ami qui était surnommé « Boston Mike » (en raison de son attachement pour les équipes sportives de Boston, sa ville d’origine), car il est décédé le 10 février de cause naturelle.

N’ayant que des amis, ceux-ci ont même organisé le « Boston Mike Golf Tournament » en son honneur dans le but d’amasser des fonds servant à aider Riley à défrayer les coûts reliés à la poursuite de ses études universitaires. J’y serai, bien entendu.

Je sais que les deux dernières chroniques devaient servir à vous dévoiler mes coups de cœur. 

Mais en ce qui me concerne, non seulement ma venue dans la communauté golfique du Windsor Parke en a été un, mais elle ne fut rien de moins qu’un énorme coup de foudre, et ce, grâce à celui qui est devenu mon ami, Mike Veneto.

Je m’en serais voulu de ne pas lui rendre un dernier hommage, lui qui a été si bon pour nous.

Reste qu’entre vous et moi, 43 ans, c’est trop jeune pour mourir.

Repose en paix « Boston Mike » et surtout, merci pour tout. Dommage que les gens de chez nous n’ont pas été assez nombreux à te connaître. Tout comme moi, ils auraient sans aucun doute adoré ta personnalité…

UN PEU D’HUMOUR

C’est un employé qui part à la retraite, et ses amis de travail lui font cadeau de la panoplie du parfait golfeur. 

Le nouveau retraité se dit qu’avec un si beau cadeau, il est bien obligé de s’essayer à ce sport. Alors il prend tout de suite des leçons auprès d’un des professeurs du terrain de golf le plus proche, en expliquant qu’il n’a jamais pratiqué. 

Le prof lui montre la posture et le swing, et lui dit : 

— Il n’y a qu’à frapper la balle en direction du drapeau que vous voyez là-bas, sur le premier green 

Le novice s’installe, regarde le drapeau, regarde la balle, et swingue... 

Et ils regardent tous les deux la balle s’élever en l’air, puis redescendre pour aller finalement s’arrêter à quelques centimètres du trou ! 

Alors le retraité dit : 

— Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ? 

Après quelques secondes qui lui sont nécessaires pour retrouver sa respiration et ses esprits, le prof répond : 

— Heu... normalement, maintenant il faut putter la balle dans le trou 

Et le retraité répond d’un ton dégoûté : 

— Ah ouais, super ! C’est seulement maintenant que vous le dites ? !