Maxence Parrot a du talent, mais il a travaillé fort afin de devenir un des meilleurs au monde dans son sport.

Maxence Parrot, personnalité sportive 2018 de «La Voix de l'Est»

Ce n’est pas tous les jours qu’un athlète de la région remporte une médaille olympique. Et lorsque Maxence Parrot a grimpé sur la deuxième marche du podium, en février dernier à Pyeonchang, c’est toute une région qui était remplie de fierté.

À juste titre, Parrot est la personnalité sportive de l’année de La Voix de l’Est.

« Mon mari, les deux sœurs de Maxence et moi étions très heureux quand Maxence a obtenu sa médaille en slopestyle, mentionne Suzanne Parrot-Noël, la maman du brillant athlète. Nous étions heureux, nous étions fiers, mais il y avait plus que ça encore. Nous, on a enseigné à nos enfants que, quel que soit notre objectif dans la vie, il faut travailler fort pour l’atteindre. Et c’est quelque chose que Maxence a compris et il a été récompensé après avoir travaillé très dur. »

À 24 ans, Maxence est le plus jeune des enfants d’Alain Parrot et de son épouse Suzanne. Tout comme Sérissa, 27 ans, et Naomie, 26 ans, le champion de surf des neiges a été élevé dans un environnement où le sport et la culture se côtoyaient de façon harmonieuse.

« À deux ans et demi, les enfants étaient en skis et sur patins, explique Mme Parrot-Noël. Mon mari a excellé en ski nautique et en ski alpin et je sais que ses succès ont influencé Maxence. Moi, j’ai toujours été une grande skieuse. En même temps, les enfants ont suivi des cours de guitare, de piano, ils ont chanté dans des chorales. C’était important pour nous qu’ils touchent à plein de choses et pas seulement au sport. »

En quatrième secondaire, Maxence a même fait une année de tennis en sport-études à Massey-Vanier.

« Sa passion, c’était le surf des neiges, mais ça restait important pour nous qu’il développe autre chose. »

Il aime sa vie

Maxence Parrot a du talent, mais il a travaillé fort afin de devenir un des meilleurs au monde dans son sport. Et selon sa mère, il apprécie ce qu’il vit.

« Maxence aime sa vie, dit-elle. Il apprécie le fait de pouvoir gagner sa vie en faisant ce qu’il aime le plus au monde et il se considère privilégié de pouvoir voyager partout dans le monde comme il le fait. Mais il ne tient rien pour acquis et il sait qu’il doit continuer à y mettre tout son cœur pour conserver ce qu’il a. »

Mais une chose qu’il ne perdra assurément jamais, c’est l’amour des siens. Car l’athlète est un homme de famille.

« Il aime quand on est tous ensemble. Et même quand il revient du bout du monde, la toute première chose qu’il fait, c’est de s’informer de nous. Ensuite, et seulement ensuite, il parle de lui. Il est comme ça, notre fils. »

Et parce que son fils est un homme de famille, Mme Parrot voit Maxence, dans 10 ans, en train de prendre soin de ses enfants dans la maison dont il a participé activement à la construction l’été dernier à Shefford.

« Pendant les rares temps libres qu’il avait pendant les derniers Jeux, il faisait les plans de sa maison. Il participera assurément aux Jeux de Pékin, en 2022, mais ensuite, il risque de mettre la priorité sur la famille. Maxence adore les enfants et je sais qu’il fera un bon papa. »

Et il semble bien qu’il fasse sa vie dans la région et avec les gens qui l’ont encouragé au fil des ans.

« Après qu’il ait gagné sa médaille, je lui ai dit : “Tu vas voir, il y a des choses qui vont changer”. Il ne me croyait pas. Mais lorsqu’il faisait appel à des gens pour la construction de sa maison, il s’est rendu compte que tout le monde le connaissait dans la région ! »

Normal, compte tenu de la fierté qu’il a procurée aux gens d’ici…

Les proches de Maxence Parrot étaient réunis à Bromont quand il a remporté sa médaille olympique.
Maxence Parrot dans le ciel du Phoenix Snow Park de Pyeongchang.