Maude Croteau-Vaillancourt s’apprête à réussir son meilleur saut en carrière.

Maude Croteau-Vaillancourt dans un club sélect

Maude Croteau-Vaillancourt est heureuse. Normal quand on sait qu’elle vient de faire son entrée dans le club sélect des 1,80 mètre.

Lors d’une compétition tenue à l’Université McGill, l’athlète de Roxton Pond, spécialiste du saut en hauteur, a réussi une barre de 1,80, une première pour elle. Encore mieux, il s’agit d’un record de l’Université de Sherbrooke, dont elle défend les couleurs.

« Je suis très, très contente ! , lance Maude, qui réalise un vieux rêve en franchissant le cap du 1,80. Ce sont des années d’efforts qui viennent d’être récompensées. »

En fait, elle a battu son propre record, qui était de 1,76 mètre. Et à McGill, elle est aussi montée sur la première marche du podium.

« J’ai toujours bien performé à McGill. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise là-bas. »

L’athlète de Roxton Pond, tout sourire, en compagnie de son entraîneure Annie Potvin.

À la suite de son saut, Maude s’est précipitée dans les bras de son entraîneure, Annie Potvin. En réussissant une barre de 1,80 mètre, elle égalait aussi la meilleure performance de sa coach.

« L’élève a égalé le maître. C’est très valorisant ! », a poursuivi l’athlète de 21 ans, aussi modèle à ses heures.

Billet pour Edmonton

Maude Croteau-Vaillancourt a fait d’une pierre plusieurs coups à l’Université McGill. Car sa performance lui a aussi permis de mériter son laissez-passer pour les prochains championnats canadiens universitaires, qui auront lieu à Edmonton en mars.

« C’est agréable de savoir que la question est déjà réglée, dit-elle. Ça enlève un poids sur les épaules. »

Maude compte déjà deux médailles aux championnats canadiens universitaires, soit le bronze en 2017 et l’or en 2018.

Mais au-delà des médailles et des performances, elle a toujours la passion pour son sport. Et c’est le plus important.

« Faire du sport de haut niveau, c’est beaucoup d’efforts, beaucoup d’engagement. Si la passion n’est plus là, ça ne fonctionnera plus. Ça ressemble beaucoup à un couple, dans le fond. Quand tu n’es plus engagée, c’est le début de la fin. »

À l’Université de Sherbrooke, elle en est à sa troisième année en communications. Elle ne vise pas les Jeux olympiques, mais elle se voit continuer sa carrière sportive pendant quelques années après avoir obtenu son diplôme.