Mathieu Ostiguy et Chloe Choinard. Le couple a réussi à se hisser au sommet au niveau junior au Canada. «Ça a été un moment extraordinaire, que j’ai savouré pleinement», explique Ostiguy.

Mathieu Ostiguy raccroche

Mathieu Ostiguy a tranché : il accroche ses patins de patineur artistique.

L’athlète de Sainte-Angèle-de-Monnoir, on le sait, s’est séparé de sa partenaire Chloe Chouinard l’été dernier après que le couple ait été couronné champion canadien chez les juniors en janvier 2019 au Nouveau-Brunswick. Depuis, il se disait à la recherche d’une nouvelle patineuse avec qui faire équipe.

« Honnêtement, je n’ai pas cherché tant que ça et ma décision de me retirer était prise depuis un certain temps, avoue-t-il. Mais je voulais être certain de mon coup, je ne voulais pas me tromper. Alors, j’ai attendu d’être 100% certain avant de faire une annonce officielle. »

Si Ostiguy se retire, c’est d’abord et avant tout parce qu’il a l’impression d’avoir atteint tous ses objectifs en patinage artistique.

« C’est certain que de trouver une nouvelle partenaire et de recommencer à zéro avec elle, je voyais ça comme une montagne. Mais vraiment, le patinage m’a permis de me développer comme être humain, il m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires, de voyager à travers le monde et j’ai obtenu de beaux succès au fil des ans. Mon sport m’a apporté tellement. Honnêtement, est-ce que je peux en demander davantage ? »

Bien sûr, le titre de champion canadien vient en haut de lice des succès obtenus par Ostiguy.

« Ça a été un moment extraordinaire, que j’ai savouré pleinement. Mais ma quatrième place aux Jeux olympiques de la jeunesse, à Lillehammer en 2016 avec Justine Brasseur, et ma participation aux Championnats mondiaux juniors, en Hongrie aussi en 2016 avec Justine, font également partie de mes plus beaux souvenirs. Ça ne s’oublie pas ces choses-là… »

Une nouvelle vie

À 23 ans, Mathieu Ostiguy a la vie devant lui. Mais il sait que le patinage artistique risque de toujours faire partie de son existence.

« J’ai beaucoup de plaisir présentement à coacher avec ma sœur Judith, dit-il. On a une approche différente, on propose autre chose aux jeunes. J’ai été privilégié d’avoir des gens exceptionnels autour de moi au cours de ma carrière, principalement lors des dernières saisons, et c’est sur ce concept d’équipe sur lequel on insiste. Jusqu’ici, la réponse est bonne. »

Mais Ostiguy veut aussi être physiothérapeute. C’est ainsi qu’il veut gagner sa vie.

« J’ai aimé patiner, j’ai aimé la vie qui venait avec. Mais je suis fébrile à l’idée d’embrasser une nouvelle vie. »

Tout de même, Ostiguy n’en a pas tout à fait fini avec son sport en tant qu’athlète. Car voyez-vous, il a quatre spectacles de fin de saison devant lui : le 28 mars à Waterloo, le 11 avril à Mont-Saint-Hilaire, les 18 et 19 avril à Bedford et le 25 avril à Marieville, pour le club de Saint-Césaire.

« Ce sera mes derniers spectacles. Il risque d’y avoir de l’émotion, particulièrement lors de celui présenté à Marieville devant mes parents et mes amis. Mais ce sera une merveilleuse façon de mettre un terme à ma carrière. »

Et ils seront assurément nombreux à lui dire merci pour les beaux souvenirs.