Les gens des Vics et de Massey-Vanier scellent leur union. De gauche à droite : Olivier Maltais, actuel directeur et conseiller technique du programme d’excellence des Vics, François Carrier, directeur de l’actuelle structure des Vics, Patrick Bergeron, grand patron du programme de hockey à Massey-Vanier, et Jean-Luc Pitre, directeur du secteur francophone de Massey-Vanier.

Massey-Vanier accueillera les Vics

Les gens de Massey-Vanier frappent un grand coup : à compter de la saison prochaine, ils accueilleront le programme d’excellence des Vics.

Le programme d’excellence des Vics, c’est les Vics bantam AAA relève et les Vics pee-wee AAA relève. Et voilà qu’une demande a été faite afin d’obtenir une équipe dans le pee-wee AAA en vue de 2019-2020.

Ce faisant, les équipes du programme d’excellence des Vics vont changer d’identité. Elles deviendront les Gouverneurs de Massey-Vanier, tout comme les formations benjamine, cadette et juvénile de l’école secondaire de Cowansville.

La venue des Vics vient enrichir un programme de hockey, celui de Massey-Vanier, qui a fait ses preuves et qui est devenu un des plus crédibles au Québec. On ne compte plus le nombre de championnats remportés par les Gouverneurs au fil des ans et le nombre de joueurs produits par le programme, dirigé par Patrick Bergeron, augmente sans cesse.

Cette saison, les joueurs des Vics bantam AAA relève étudient à l’école secondaire de la Haute-Ville, à Granby. Le divorce entre les deux entités se fait à l’amiable, paraît-il. La difficulté d’avoir du transport scolaire pour tous les joueurs de notre région au vaste territoire était semble-t-il un point en défaveur de Haute-Ville.

« On a 14 programmes sport-études chez nous, de l’aviron à l’équitation en passant par le hockey, et on est d’avis qu’on peut aider encore plus de jeunes hockeyeurs à attendre leurs objectifs, d’abord et avant tout au niveau académique, explique le directeur du secteur francophone de Massey-Vanier, Jean-Luc Pitre. L’arrivée des Vics fera encore davantage rayonner notre école, mais elle fera encore un peu plus rayonner l’école publique et ça, c’est important aussi. Avec quatre personnes qui se consacrent uniquement aux sport-études chez nous, on a une expertise qu’on peut qualifier de précieuse. »

Tout récemment, les Gouverneurs benjamins de Massey-Vanier (portant ici les chandails pâles) ont remporté le titre de la classe scolaire au Tournoi pee-wee de Waterloo.

Mais c’est évidemment Patrick Bergeron qui a négocié l’entente avec les gens des Vics. Il a principalement fait affaire avec Olivier Maltais, directeur et conseiller technique du programme d’excellence de l’organisation, qui a aussi eu des discussions avec les gens du Mont-Sacré-Cœur.

« On a longuement discuté, on a tout analysé, souligne Bergeron, qui a lancé le programme de hockey de Massey-Vanier il y a 20 ans et qui l’a monté de A à Z. Les gens des Vics travaillent fort afin de faire progresser leurs joueurs et je pense sincèrement que les jeunes auront un encadrement qui leur permettra de s’épanouir pleinement chez nous. »

Bergeron deviendra le directeur et le conseiller technique des nouvelles équipes de Massey-Vanier, qui continueront à évoluer au sein de la Ligue de hockey d’excellence du Québec. Et si vous vous posez la question, il n’a pas l’intention d’abandonner ses fonctions d’entraîneur avec les Inouk.

« Je laisse mon travail à Patrick ! , lance en souriant Olivier Maltais. Tout ce qu’on cherche, nous, c’est offrir le meilleur encadrement à nos jeunes. Le programme de Massey-Vanier a fait ses preuves, Patrick Bergeron a fait ses preuves et je suis convaincu que nos jeunes sortiront gagnants du changement qu’on leur propose. »

Les jeunes des Vics pee-wee AAA relève, il faut le mentionner, sont en sixième année. Mais ils seront bel et bien intégrés à la structure des Gouverneurs.

Pour éviter toutes confusions, Olivier Maltais a par ailleurs tenu à préciser que les Vics continueront d’exister au niveau AA et BB. Non, ce n’est pas la mort de l’organisation qui a contribué à donner à Granby ses lettres de noblesse en matière de hockey.

« Mais nous sommes en 2019 et, pour le bien de nos jeunes, il faut s’ajuster », a-t-il conclu.