«Au moins, on a réussi à faire des courses un peu. En mars ou en avril, on n’aurait pas pensé que ça aurait été possible», mentionne Martin Pelletier.
«Au moins, on a réussi à faire des courses un peu. En mars ou en avril, on n’aurait pas pensé que ça aurait été possible», mentionne Martin Pelletier.

Martin Pelletier a atteint son objectif

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Troisième au classement en modifié, à 68 points du meneur François Bernier avec un seul programme à faire, Martin Pelletier ne pense évidemment plus au championnat à l’Autodrome Granby. Mais il aimerait bien finir en beauté une saison qui, somme toute, lui a été favorable.

«Honnêtement, je ne suis pas vraiment du genre à me fixer de gros objectifs et à rêver, explique le pilote de Sorel-Tracy. En fait, mon seul objectif, cette saison, était de finir dans le top 10 à chacune des courses. Ce que j’ai réussi à faire en bout de ligne, même si les dernières semaines n’ont pas été faciles.»

C’est vendredi soir que le rideau tombera sur cette saison toute particulière de l’Autodrome Granby. Une saison qui a été amputée pour la peine et qui a été disputée en majeure partie à huis clos.

«Ça a été spécial, c’est vrai. Mais au moins, on a réussi à faire des courses un peu. En mars ou en avril, on n’aurait pas pensé que ça aurait été possible. C’est vrai que l’ambiance n’a pas été la même du tout, qu’il nous manquait quelque chose. Mais on n’a pas tout perdu.»

Ils ne sont pas nombreux, mais certains ont décidé de faire impasse sur la saison. Pelletier ne dit pas clairement qu’il y a pensé, mais…

«Est-ce que ceux qui n’ont pas roulé cette année partiront avec une longueur d’arrière la saison prochaine? Je ne sais pas, peut-être. J’imagine que l’important, c’était de continuer à rouler, même si j’avoue à mon tour que c’était plus difficile sur la motivation parfois.»

Une question de réglages

À sa deuxième saison en modifié, Martin Pelletier a démontré à nouveau qu’il a sa place parmi les meilleurs pilotes de stock-car sur terra battue. L’an dernier, à titre de recrue, il avait ramené une très honorable sixième place au championnat.

«On me demande souvent s’il faut que je travaille plus fort en modifié qu’à l’époque où j’étais en sportsman. Honnêtement, je ne pense pas que je passe plus d’heures dans le garage. L’affaire, c’est que c’est plus difficile de trouver les bons réglages. Comme depuis quelques semaines, c’est difficile. Ça ne va pas à mon goût lors des essais chronométrés et des qualifications.»

Pelletier, le gendre de Claude Brouillard, lève tout de même son chapeau à François Bernier, qui va remporter son cinquième titre en modifié à Granby vendredi. Le Maskoutain a une priorité de 43 points sur David Hébert.

«Les Bernier travaillent fort et ils ont du talent. François a aussi été assez chanceux lors des piges déterminant l’ordre de départ. Mais ça ne lui enlève absolument rien.»

Pelletier admet qu’il a hâte à l’épreuve de 100 tours qui va clôturer la saison.

«J’ai pas fait beaucoup de 100 tours dans ma carrière. J’ai l’habitude de finir mes courses en force, ça devrait être un avantage…»

Comme François Bernier, Even Racine (45 points d’avance sur Alex Lajoie en sportsman), Yves Hamel (26 points d’avance sur le champion défendant Dany Voghel en pro-stock) et Alexis Charbonneau (54 points d’avance sur Jean-Philippe Guay en sport compact) voudront officialiser leur titre vendredi soir.