«J'ai vraiment hâte d'enfiler mon nouveau chandail», a assuré le nouveau porte-couleurs des Maroons, Charles Power.

Maroons: Charles Power «n'arrive pas à reculons»

Il a été un des joueurs les plus populaires de l'histoire des Inouk, au point où son chandail a été retiré. Après avoir évolué au hockey universitaire et dans la Ligue nord-américaine, Charles Power est de retour dans la région, cette fois avec les Maroons de Waterloo.
L'ancien numéro 97 des Inouk sera en uniforme, samedi soir au centre sportif Jacques-Chagnon, alors que les Maroons affronteront le Condor de Saint-Cyrille dans le cadre de leur premier de quatre matchs préparatoires.
« J'ai hâte !, lance Power, qui est maintenant âgé de 25 ans. Je n'ai pas vu les Maroons jouer la saison dernière, mais je sais que l'organisation est solide, que le propriétaire prend soin de ses joueurs et qu'il y a beaucoup de monde dans les estrades. Je n'arrive pas à reculons, j'ai vraiment hâte d'enfiler mon nouveau­ chandail. »
Power est papa depuis octobre dernier. Et ses priorités ont changé.
« Je prends mon rôle de père très au sérieux. Ma famille, c'est ce qu'il y a de plus important. En ce sens, l'idée de jouer chez nous, dans ma région, me plaît énormément. J'appartiens toujours au Cool FM de Saint-Georges, mais je ne raterai pas un match des Maroons pour aller en Beauce, même si on parle de la LNAH. »
« Les gens du Cool FM le savent et j'en ai fait la promesse aux gens des Maroons. Je me suis engagé envers eux. »
Power a disputé 20 matchs avec les Marquis de Jonquière en 2014-2015 avant d'en jouer 16 avec le Cool FM en 2015-2016 et d'en jouer seulement cinq la saison dernière avec la même équipe.
« Je n'ai pas joué beaucoup au hockey­ depuis trois ans, c'est vrai. Mais je suis en forme. Peut-être pas tout à fait en game shape, mais ça va venir. Je n'arrive pas avec les Maroons pour faire rire de moi. »
Ottawa: de l'amertume
Avant de prendre le chemin de la LNAH, il avait défendu les couleurs des Gee Gee's de l'Université d'Ottawa pendant une saison. L'aventure a cependant pris fin de façon très abrupte lorsque l'université a décidé de suspendre son programme de hockey à la suite d'un scandale sexuel impliquant deux de ses joueurs.
« Je suis sorti très amer de cette histoire-là. J'ai quitté Ottawa, je suis rentré au Québec et j'ai pris un cours de plomberie. Aujourd'hui, par contre, je suis très heureux. J'ai un bon travail, je vis avec une femme que j'aime et je suis fou de ma petite Flavie ! »
Avec les Maroons, il va retrouver des amis ainsi que d'anciens coéquipiers des Inouk comme Jason Larochelle et Jason Crack.
« Je connais plein de gars dans le vestiaire. C'est une nouvelle aventure, mais je ne me sens pas en terrain inconnu. Moi, j'ai l'impression que je vais passer un bel hiver... »
Clairement, l'enthousiasme est là.