Le pilote Mario Clair a renoué avec le succès en récoltant quelques bons résultats depuis le début de la saison.

Mario Clair sur une lancée

Après un passage à vide, la chance semble de nouveau sourire à Mario Clair. Le vétéran des courses de la série DIRTcar a récolté des résultats plutôt intéressants depuis le début de la saison 2018. Ses années plus difficiles semblent définitivement derrière lui.

Mario Clair fait partie de ces pilotes expérimentés dont la longévité est enviée par les nouveaux venus du circuit.

S’il a connu quelques saisons plus creuses dans les dernières années, alors que le top-5 semblait hors d’atteinte, le coureur de 45 ans semble être de retour sur les rails du succès.

Depuis le début de la saison, il a remporté le Championnat de l’Estrie en modifié à l’Autodrome Granby, en mai, et s’est retrouvé 14 fois parmi le top-5 et 12 fois dans le top-10.

La semaine dernière, Mario Clair a démontré qu’il pouvait encore défendre sa réputation en terminant en quatrième position à Granby vendredi dernier puis à Drummondville le lendemain.

« C’est sûr que ça va mieux, a convenu le pilote au téléphone, alors qu’il était en route vers le Mohawk International Raceway, dans l’État de New York. On a gagné juste une fois, mais on est plus réguliers. Il y a moins de bris mécaniques. »

Clair peine toutefois à expliquer ce qui lui a permis de renverser la tendance des dernières années.

« Oui, il y a une meilleure préparation, mais il y a aussi le facteur chance. On peut jamais prévoir quand la mécanique brise, on peut toujours faire une crevaison, on ne contrôle pas toujours ça », a-t-il souligné.

Si les succès sont de retour, le vétéran semble néanmoins avoir perdu un peu de son enthousiasme pour la course.

« C’est sûr que ce n’est plus comme avant, a-t-il confié. Avant, on courait avec plus de passion. Plus tu es jeune, plus tu veux gagner et plus tu vas passer de temps dans ton garage à te préparer. »

Le spécialiste des modifiés n’envisage tout de même pas de prendre sa retraite de si tôt.

« Je vais arrêter lorsqu’il n’y aura plus de plaisir. Ce qui est important pour moi, c’est de m’amuser avant toute la gang. C’est pour ça que je vais aux courses. Tant qu’il y aura du plaisir et le soutien financier, je vais continuer », a-t-il assuré.

« Je n’ai jamais été quelqu’un qui s’est fâché lorsque ça allait moins bien. Par contre, si je suis dans une voiture de course, c’est sûr que je veux gagner. »

Il indique toutefois ne pas vouloir suivre les traces de son père René Clair, qui continue, à l’aube de ses 80 ans, de conduire son bolide à l’Autodrome Drummond.

« Dans dix ans, ça va être pas mal la limite. »

Relève
Par ailleurs, Mario Clair se réjouit de voir son fils de 15 ans, Gorden, prendre tranquillement la relève de la famille.

« Il fait ses débuts, il court un peu avec son grand-père à Drummondville », a indiqué son père.

« Il donne un coup de main et il passe beaucoup de temps dans le garage, même s’il est jeune. Pour avoir de bons résultats, il faut que tu travailles sur l’auto et que tu investisses beaucoup de temps. Il en met déjà beaucoup pour son âge. »

Le jeune Clair devrait être présent ce vendredi à Granby en série Sportsman.

« J’ai hâte d’y être, les longues courses de plus de 75 tours, c’est le type de course que je préfère ! », a lancé son paternel.

« Si toutes les aiguilles sont alignées, ça devrait être bon ! »