Rebecca Marino a véritablement ouvert la machine au troisième set face à l’Américaine Maria Sanchez.

Marino n’a jamais paniqué

Rebecca Marino a connu un mauvais départ, mercredi midi sur le court central, mais elle n’a jamais paniqué. Et bien que ça ait été un peu plus compliqué que prévu, elle a atteint les quarts de finale du Challenger Banque Nationale.

L’ex-38e joueuse mondiale l’a emporté en des manches de 4-6, 6-4 et 6-1 devant l’Américaine Maria Sanchez, septième favorite. Le public, plutôt nombreux même si on était tôt en journée, ne l’a jamais abandonnée. 

« Honnêtement, je n’étais pas trop inquiète après le premier set, a expliqué Marino. Car voyez-vous, je savais que je n’avais pas très bien joué et que je pouvais faire mieux. Sans compter que disputer de longs matchs, c’est bon pour moi présentement… »

Au premier set, rien ne fonctionnait pour la Britano-Colombienne, qui a d’ailleurs perdu son service dès le départ. Mais elle était déjà beaucoup solide au deuxième et elle a véritablement ouvert la machine au troisième.

« Après cinq ans d’arrêt, les hauts et les bas font partie du jeu, a-t-elle repris. Moi, finalement, je suis un gros work in progress présentement. Mais je suis encore là après deux matchs et ça me satisfait. »

Plus loin, son entraîneur Simon Larose semblait aussi satisfait.

« Ça n’a pas été son meilleur match, c’est vrai, mais elle a trouvé le moyen de s’en sortir et de gagner, a-t-il souligné. L’important, c’est ça. »

En quarts de finale, Marino affrontera la favorite Arina Rodionova, qui s’est débarrassée plutôt aisément mercredi après-midi de sa compatriote australienne Astra Sharma en des manches de 6-4 et 6-1. Au Challenger de Gatineau, la semaine dernière, Rodionova a eu le meilleur sur Marino en deuxième tour.

« Ça va bien jusqu’ici, a dit Rodionova. Deux semaines de suite contre Rebecca, ça risque d’être intéressant. »

Ça promet, en effet. Le duel aura lieu vendredi.

La journée de travail de Marino n’était toutefois pas terminée. En après-midi, elle et sa partenaire Leylah Annie Fernandez, une autre Canadienne, ont accédé aux quarts de finale du double.

Plusieurs joueurs n’aiment pas parler aux médias entre deux matchs, mais ce n’est pas le cas de Marino, qui est toujours disponible pour les journalistes et toujours disponible pour se faire prendre en photo avec un admirateur ou pour signer un autographe. Et toujours avec le sourire, malgré une timidité évidente.

La dame en a vu d’autres et ça paraît.