La plongeuse Marilyn Bolduc est présentement à la croisée des chemins.

Marilyn Bolduc: entre le cœur et la raison

CHRONIQUE / Deux ans se sont écoulés depuis mon dernier entretien — à titre professionnel, bien sûr — avec la plongeuse Marilyn Bolduc. Si dans le monde du sport un seul mois peut paraître une éternité, imaginez-vous deux ans ! Deux années, c’est tout ce qu’il a fallu à celle que j’ai toujours surnommée « l’orgueil de Dunham » pour réviser ses plans ou, à tout le moins, en mettre quelques-uns sur la glace.

En effet, la jeune femme de 18 ans pensait participer aux Jeux olympiques d’été de 2024. Toutefois, certaines circonstances l’ont poussée à porter un regard plus lucide tant sur sa carrière que sur sa vie personnelle en général. Dans toute réflexion, il y a le cœur et la raison. Ces temps-ci, Marilyn tente justement de trouver l’équilibre entre ces deux éléments, dans le but de ne pas avoir de regrets si elle penche d’un côté ou de l’autre.

« Prendre part aux Jeux de 2024, ce n’était pas juste un rêve, c’était un objectif réalisable. Pour y arriver, il fallait que les planètes soient alignées, ce qui ne semble pas être le cas », a-t-elle avoué. 

Elle en parle du bout des lèvres, mais une blessure mal soignée la force présentement à prendre un peu de recul et ainsi remettre en question la poursuite de son objectif. « Je me suis blessée au dos l’année dernière de façon très anodine, je dirais même niaiseuse, quand j’ai glissé chez moi dans l’escalier... pour ensuite débouler toutes les marches. Comme je suis assez dure avec mon corps, il est très rare que je me plaigne. Sur le coup, je n’ai parlé à personne de cette blessure. Je l’ai mal soignée, pour ainsi dire pas soignée du tout... Je me disais qu’avec des étirements, tout allait rentrer dans l’ordre. »

« Étant très compétitive, je voulais m’entraîner comme les autres plongeurs et plongeuses de mon groupe. Au fond de moi, je savais cependant que je n’étais plus capable. Il aurait fallu que j’écoute mon corps, mais je ne l’ai pas fait... »

« Le résultat a été que je n’ai pas pu me qualifier pour les championnats canadiens. Et, à partir de là, la motivation n’était plus la même », a raconté Marilyn, un brin de déception dans la voix.

Par contre, ceux qui connaissent Marilyn Bolduc vous diront que la jeune femme fait preuve d’une grande maturité. Même si elle n’a que 18 ans, quand on jase avec elle, on jugerait être en présence d’une femme nettement plus âgée.

« Plus les journées passent et plus je me rends compte que je dois commencer à faire face à la réalité, a-t-elle dit avec sagesse. Il est évident que je n’ai pas progressé autant que je l’avais prévu. J’ai toujours eu tendance à voir les choses dans son ensemble au lieu de m’attarder spécifiquement à tous les petits pas que je faisais. Combien de fois mon coach (Nicolas Lachance) me l’a-t-il mentionné ? Il me disait sans cesse : “Marilyn, sois satisfaite de ce que tu fais, de chaque petite réussite ! ” Mais moi, je ne comprenais pas. Peut-être suis-je trop perfectionniste ? »

En décidant de faire face à la réalité, est-ce dire que ses priorités ont changé ? « Ma décision à savoir si j’arrête la compétition ou si je continue n’est pas encore prise, a précisé Marilyn. Je suis encore en réflexion. Cependant, je sais fort bien que si je retourne au plongeon, je devrai prendre les bouchées doubles, car les autres plongeuses, elles, vont avoir poursuivi leur progression durant mon absence. En tout cas, une chose est sûre : je dois avoir une rencontre avec mon coach au cours des prochaines semaines pour connaître sa vision des choses. Après ça, je devrais en avoir le cœur net ! »

Mais peu importe la décision que tu prendras Marylin, ce sera la bonne, j’en suis convaincu. Tu es (et a toujours été !) gentille, brillante, intelligente et extrêmement mature malgré le fait que tu ne sois âgée que de 18 ans. Prends un peu de recul et sois fière de tout ce que tu as accompli.

 Le Frenchman’s Creek Country Cub de Palm Beach Gardens : tout simplement dans une classe à part !

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Le Frenchman’s Creek Country Club: un rêve éveillé !

Poursuivant une véritable tradition annuelle dans mon cas, j’ai passé le temps des Fêtes en Floride. J’y reviendrai notamment lors de mes prochaines chroniques. Si j’ai eu l’occasion d’assister à quelques matchs de hockey tant à l’allée qu’au retour pour répondre à des obligations professionnelles, j’en ai évidemment profité pour fouler plusieurs terrains de golf. Je vous présente aujourd’hui, le Frenchman’s Creek Country Club. On le sait, notre région regorge de gens particulièrement à l’aise financièrement. Par l’expression « à l’aise financièrement », je parle ici de millionnaires. Cet entrefilet s’adresse à eux. Les autres, comme moi, nous ne pouvons qu’en rêver, car le simple fait de mettre le pied sur l’un ou l’autre des deux parcours de 18 trous du très chic Frenchman’s Creek de Palm Beach Gardens n’est pas donné à tout le monde. Avec un droit d’entrée (equity) fixé à 175 000 $ américains (payable toutefois en dix ans !) et une carte de membre annuelle de type « familial » à 70 000 $ US, et ce, avant même d’avoir frappé une balle, il n’est effectivement accessible qu’aux mieux nantis de notre société. Située à un coup de cocheur du Donald Ross Boulevard, dans un quartier qui abrite également les clubs très huppés comme le Trump National West Palm Beach et The Bear’s Club (fondé par Jack Nicklaus lui-même), la communauté golfique du Frenchman’s Creek compte un peu moins de 1200 membres résidant dans l’une de ses 606 propriétés. Bien entendu, la majorité de sa population sillonne ses rues à l’intérieur de voiturettes électriques personnalisées de marque Mercedes-Benz, Porsche, etc. En ce qui concerne le golf à proprement dit, Fiston et moi avons eu l’immense chance d’être invités à fouler le parcours North (l’autre étant le South !) et tous deux avons littéralement été ébahis par sa très grande beauté. Dessiné par l’architecte de renom Jim Fazio qui, fidèle à son habitude, a su y intégrer plusieurs plans d’eau, celui-ci se distingue par ses sept tertres de départ différents sur chacun des trous, de beaux grands verts rapides et impeccables, ainsi que par des allées immaculées. Bref, si vous avez la chance de le jouer au moins une fois dans votre vie, saisissez l’occasion ! On se croirait dans un rêve ! 

*****

L’ami Roméo Lamoureux invite encore une fois tous les sportifs de 65 ans et plus à se joindre à ce qu’il appelle son groupe « d’aînés actifs », eux qui se réunissent tous les lundis et mercredis de 9 h 30 à 11 h sur l’une des glaces du centre sportif Léonard-Grondin de Granby. Que ce soit comme arbitre, joueur ou gardien de but, tous sont invités. D’ailleurs, parmi ceux-ci, on retrouve six joueurs âgés de 65 à 70 ans et 16 de plus de 70 ans (dont cinq dépassant l’âge vénérable de 75 ans). Comme il le dit si bien, « nos têtes grises rayonnent la joie et l’esprit d’équipe se traduit par le plus grand respect les uns envers les autres ». N’est-ce pas magnifique ? Alors, pour plus d’information, les intéressés peuvent communiquer directement avec Roméo au 450-375-4194.