L’avironneuse Marilou Duvernay-Tardif s’est récemment jointe à l’équipe olympique, qui s’entraîne à Victoria, en Colombie- Britannique.

Marilou Duvernay-Tardif se joint à l’équipe canadienne d'aviron

L’avironneuse Marilou Duvernay-Tardif ne s’entraînera plus au lac Brome, comme elle le faisait depuis trois ans puisqu’elle se joint à l’équipe olympique, qui s’entraîne à Victoria, en Colombie-Britannique, en vue de leur préparation pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Sa victoire en skiff féminin U-23 lors des championnats nationaux qui étaient disputés à Burnaby du 26 au 29 septembre lui a permis de décrocher la quatrième position du classement général chez les femmes. De ce fait, elle a été invitée à se joindre à l’équipe olympique canadienne.

« Je m’étais entraîné pour ça, je savais que ça allait bien, mais d’être dans le groupe matinal avec les meilleures filles au Canada et de faire une course serrée et d’être vraiment dans la course, de même battre les filles qui ont terminé 4es en double aux championnats du monde, ça m’a surpris un peu, avoue-t-elle. Il faut dire qu’elles revenaient de trois semaines de pause, donc elles n’étaient pas autant en forme qu’elles le sont d’habitude, mais c’est quand même une petite victoire. »

C’est lors de l’embarquement dans le vol de retour vers Montréal qu’elle a appris la nouvelle, le 30 septembre dernier. Elle est restée dans le Belle Province le temps de faire ses valises, de trouver un logement et de louer une voiture. Le 5 octobre, Marilou Duvernay-Tardif reprenait l’avion en route vers l’autre bout du pays afin d’être présente à son premier entraînement lundi dernier, le jour de son 21e anniversaire.

« Je n’ai pas encore réalisé ce qui m’arrive, c’est vraiment excitant », affirme l’athlète de Mont-Saint-Hilaire.

« Le moral est là, mais le corps trouve ça un peu plus difficile.»

Le volume est plus intense que ce à quoi elle est habituée. Les athlètes qu’elle côtoie l’ont rassuré en lui confirmant que c’était une période plus intense d’entraînement et qu’elles étaient confiantes qu’elle s’y adapterait rapidement.

« Le plus important pour moi c’est de m’assurer que j’ai une bonne nutrition, un bon repos, de m’assurer que ma récupération est bien faite, d’éviter les blessures et je sais que je vais m’adapter. Ça va peut-être prendre deux semaines, trois semaines ou un mois, on ne sait jamais, mais je sais que je vais m’adapter », assure Marilou Duvernay-Tardif.

Un poste à gagner

Cependant, sa place pour les Jeux de Tokyo n’est pas assurée, même si elle a franchi plusieurs étapes dans le processus.

« Ce qui est officiel, c’est que pour le poste que je pourrais occuper selon ma façon de ramer, il y a trois places de disponibles dans le bateau. Parmi les cinq filles qui s’entraîneront ensemble pour les six prochains mois, il y en a trois qui vont courser aux Olympiques », explique-t-elle.

L’équipe canadienne aura la chance de qualifier un autre bateau en mars prochain, mais rien n’est certain.

« Les Olympiques c’est toujours mon but, mais de pouvoir m’entraîner dans cet environnement-là, c’est une expérience incroyable, précise Marilou Duvernay-Tardif. Peu importe ce qui arrive, je sais que je suis encore jeune. Puis le but a toujours été les Jeux olympiques de Paris en 2024. Mais si ça fonctionne pour 2020, ça serait incroyable. Je saisis simplement l’opportunité et je veux vivre chaque moment que je peux avoir ici avec l’équipe. Les filles sont tellement fortes, c’est plaisant de pouvoir s’entraîner avec elles ».