L’équipe de quatre de couple féminin, dont faisait partie Marilou Duvernay-Tardif a terminé cinquième en finale A des championnats mondiaux d’aviron des moins de 23 ans. De gauche à droite sur la photo : Louise Munro, Marilou Duvernay-­Tardif, Grace Van Den Broek, Hayley Chase.

Marilou Duvernay-Tardif rame jusqu’en finale

Marilou Duvernay-Tardif et ses trois coéquipières sont reparties de Pologne les bagages remplis de souvenirs et d’expériences. De retour au Canada depuis lundi, la Bromoise d’adoption est revenue sur sa participation aux championnats du monde d’aviron des moins de 23 ans, où l’équipage canadien de quatre de couple féminin a terminé en cinquième position, samedi.

L’équipe de quatre avironneuses âgées entre 18 et 21 ans n’a eu que moins d’un mois pour s’entraîner ensemble. Il était difficile de parier sur la position qu’obtiendrait l’équipe canadienne au championnat, mais Marilou souhaitait faire la finale A. Souhait exaucé. Elles ont ramé les 2000 m en 6 min 53 s 53/100.

« C’est sûr qu’il y a eu des hauts et des bas, mais en général ça a vraiment été une bonne expérience, confie-t-elle en entrevue. On était un bateau assez jeune et on s’est amélioré tout au long de la régate en tant qu’équipage. En finale, il y a eu une petite erreur au début qui nous a coûté quelques secondes, mais je suis vraiment contente. »

En quelques semaines, les quatre avironneuses, qui s’entraînent dans des clubs différents, ont dû faire des compromis et des ajustements pour apprendre à bien ramer ensemble, ce qui laisse peu de temps pour être à l’aise avec les nouvelles techniques.

« Des fois, quand on arrive en course, c’est difficile de changer toutes nos habitudes et performer à haute intensité. »

Les membres de l’équipe roumaine, qui ont remporté la compétition, s’entraînent ensemble depuis plus d’un an, ce qui leur a donné l’avantage de plusieurs secondes devant leurs adversaires.

Marilou a atterri à Toronto lundi et, déjà, mardi matin à 5 h elle était sur l’eau avec l’équipe canadienne pour le premier des trois entraînements de la journée en vue de la série Trans-Tasman des moins de 21 ans.

« Ça a été un peu difficile à cause du décalage horaire et du transport, dit-elle en riant, mais ça faisait du bien de retourner à l’entraînement. On a une belle équipe. Je pense que ça va aussi être une belle expérience. »

Cette compétition, qui oppose l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada comme pays invité, se déroulera du 23 au 25 août. L’avironneuse fait partie d’un équipage de huit, nouvellement composé. L’équipe s’entraîne déjà depuis deux semaines, malgré l’absence de Marilou.