«Cet hiver, je vais m’attarder pas mal moins à mes statistiques. L’important, ça va être la victoire, point», lance Marc-Antoine Dufour.

Marc-Antoine Dufour demande du temps

Selon Marc-Antoine Dufour, il ne faut pas trop se fier aux quatre premiers matchs des Inouk afin de porter un jugement sur l’édition 2019-2020 de l’équipe.

« On a perdu de gros morceaux, on a beaucoup de nouveaux joueurs et, même si Patrick Bergeron travaillait avec Patrice Bosch, on a un nouvel entraîneur en chef aussi, souligne le gardien de 20 ans, probablement la valeur la plus sûre des Inouk cette saison. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce qu’on casse tout en partant, car je savais qu’il y aurait une période d’ajustement… »

À la suite de leur spectaculaire remontée à Chambly mercredi soir, les Inouk jouent néanmoins pour ,500 (2-2). Quant à Dufour, sa moyenne de buts alloués, qui se situe à 3,95, n’a rien à voir avec les statistiques qu’il a présentées la saison dernière.

« On a pas mal moins d’expérience à la ligne bleue. J’ai bien joué la saison dernière, mais j’avais toute une défensive devant moi aussi. Cet hiver, je vais m’attarder pas mal moins à mes statistiques. L’important, ça va être la victoire, point. »

Dufour, qui sera devant le filet face aux Flames de Gatineau vendredi soir au centre sportif Léonard-Grondin, fait équipe avec Nicolas Gendron cette saison. En Hugo Duteau, qui était son second, il a perdu tellement plus qu’un bon adjoint.

« Hugo, c’est mon ami, c’est mon psychologue. Il n’est plus avec moi au quotidien à l’aréna, mais on se parle quasiment à tous les jours et il est déjà venu à Granby deux ou trois fois depuis le mois passé. Il ne sera jamais bien loin de moi, c’est sûr. »

Ceci dit, Dufour affirme qu’il s’entend très bien avec Gendron, « bien que la relation soit évidemment différente ».

À l’université

Marc-Antoine Dufour en est à sa dernière saison dans les rangs juniors. Ce qu’il veut, c’est jouer au hockey universitaire après son séjour à Granby.

« J’ai visité l’Université Norwich, au Vermont, là où se retrouvent Gabriel Chicoine et Maxime Borduas, et j’ai aimé ça. Ce serait un bel endroit pour moi, je pense. »

Mais là où le bât blesse, c’est que Dufour a disputé un petit match dans la LHJMQ, ce qui lui enlève, en théorie du moins, son éligibilité dans la NCAA. Les gens de Norwich ont le dossier entre les mains et tentent de voir si l’athlète de Valleyfield pourrait se joindre à eux sans être pénalisé.

« Je ne suis pas au courant de tous les détails, mais ça a l’air que je pourrais perdre jusqu’à un an d’éligibilité rendu là-bas en raison de ce match pré-saison disputé avec les Islanders de Charlottetown il y a quelques années. C’est fâchant, c’est sûr. »

Mais en attendant qu’il ait des nouvelles fraîches, Dufour rêve d’une fin de stage junior grandiose.

« Oui, je rêve de lever la coupe avant de passer à une autre étape de ma carrière. On a l’équipe pour aspirer à de grandes choses, mais il faut juste se donner le temps de mettre tous les morceaux du casse-tête en place. Non, je ne suis pas inquiet. Je le répète, laissez-nous juste un peu de temps… »