David Lapierre ne semble pas s’amuser souvent par les temps qui courent derrière le banc des Bisons.

Mais où s’en vont les Bisons?

CHRONIQUE / Ça fait déjà un bout que les partisans des Bisons se posent des questions. Mais la gênante performance offerte par leurs favoris, samedi dernier face au Condor de Nicolet, les a mis dans un état de grande frustration, voire carrément de panique.

Les Bisons n’ont pas toujours joué du gros hockey après qu’ils aient remporté leurs cinq premiers matchs de la saison. En fait, leur fiche est de cinq victoires et neuf défaites depuis. Et à Granby, ils viennent de perdre quatre de leurs cinq dernières rencontres.

À quelques semaines du début des séries éliminatoires, ça n’a rien de rassurant.

David Lapierre a piqué une sainte colère samedi soir. Et sur la galerie de presse, le grand patron Christian Roy avait l’air très songeur.

Où s’en vont les Bisons ? Directement à l’abattoir – surtout qu’ils vont fort probablement affronter une puissance de la Ligue de hockey senior AAA à leur duel initial en séries – ? C’est ce que plusieurs pensent.

Pourtant. Pourtant, il y a du talent au sein de cette équipe. À toutes les positions. Mais on a l’impression qu’à peu près tout le monde peut en donner plus présentement.

Le grand patron des Bisons, Christian Roy, avait l’air très songeur samedi soir.

En début de saison, les Bisons semblaient transporter par la vague d’enthousiasme qui déferlait sur Granby à la suite de leur arrivée. Mais voilà, le « tout nouveau, tout beau » est chose du passé et les amateurs veulent des victoires.

Et on a bien vu que les gens commençaient à en avoir assez, samedi, lorsque les joueurs des Bisons ont été copieusement hués une fois le match terminé. La scène avait d’ailleurs quelque chose de surréaliste alors que les amateurs huaient en même temps qu’ils lançaient leurs toutous – qu’ils n’avaient pu lancer avant puisque les locaux ont été blanchis – sur la patinoire.

Qu’est-ce qui se passe ?

Mais voilà, que se passe-t-il avec les Bisons ? Dans les gradins et en coulisse, l’autre soir, toutes les hypothèses y passaient. Certains affirmaient que le départ d’Alexis Guilbault n’a pas passé dans le vestiaire tandis que d’autres se demandaient quelle était la fiche de l’équipe depuis que Martin Trempe est débarqué à Granby.

Personnellement, si ce n’est Vincent Senez-Allaire immédiatement après la transaction, aucun joueur ne m’a parlé de l’impact du départ de Guilbault pour Joliette et Trempe, un bonhomme néanmoins particulier, semble plutôt apprécié dans l’entourage de l’équipe.

Lorsqu’une équipe perd, c’est de la faute de tout le monde. Les Bisons ne font pas exception à la règle. À moins qu’elle soit simplement dénuée de talent, ce qui n’est clairement pas le cas de la nouvelle formation de Granby.

Bien sûr, on pourrait analyser le rendement de chaque joueur, s’attarder à l’avantage numérique, au système de jeu, etc. Ce qu’on fera peut-être si l’équipe coule à pic en séries. Mais on n’est pas rendu là.

Oui, tout le monde peut en donner plus, y compris le groupe d’entraîneurs. Et les Bisons doivent de façon urgente retrouver cette passion qui les animait en début de saison et qui a fait défaut plus d’une fois (et cruellement face au Condor) au cours des dernières semaines.

Les Bisons sont les nouveaux favoris des Granbyens, qui se sont rapidement attachés à eux. Ce serait trop bête de gâcher une saison qui s’annonçait si bien.