Dominic Lussier et Jean-François Tessier (à gauche), un de ses partenaires, à l'occasion d'une photo prise en 2019. «On a travaillé fort pour organiser l’équivalent d’une demi-saison», avoue Lussier.
Dominic Lussier et Jean-François Tessier (à gauche), un de ses partenaires, à l'occasion d'une photo prise en 2019. «On a travaillé fort pour organiser l’équivalent d’une demi-saison», avoue Lussier.

Lussier: «On a soutiré le maximum»

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
«La saison qui se termine a testé comme jamais notre capacité à rebondir en tant que promoteurs. Les circonstances ont fait que tout a été plus difficile, tout a été plus compliqué. Je suis fatigué et les gens de mon équipe sont fatigués aussi. Mais je pense sincèrement qu’on a réussi à soutirer le maximum de cette saison très particulière.»

Dominic Lussier est toujours un peu triste, dit-il, lorsque la saison de course prend fin. Mais en regardant les dernières épreuves présentées vendredi soir à l’Autodrome Granby, l’homme avait l’air soulagé.

« Ça a été de l’ajustement tout au long de la saison et ça a tiré du jus à tout le monde, reprend-il. On a commencé en doutant fortement qu’on réussirait à faire des courses, mais on a finalement réussi à en faire à huis clos pendant un bout. Puis, on a été capables d’accueillir 250 personnes. Mais à travers tout ça, il a fallu mettre sur pied un système de webdiffusion efficace, on a tenté l’expérience du ciné-parc (qui n’a pas été un succès) et il a toujours fallu, bien sûr, être très vigilants afin de respecter les mesures sanitaires. Oui, on a travaillé fort pour organiser l’équivalent d’une demi-saison. »

En incluant celui qui a été annulé alors que les sports compacts venaient à peine de débarquer en piste la semaine dernière, il y aura eu neuf programmes, dont cinq à huis clos, à l’Autodrome. Lussier et ses partenaires, qui sont aussi propriétaires du RPM Speedway, ont aussi présenté un petit programme à Saint-Marcel-de-Richelieu.

« Il y avait beaucoup d’émotion dans l’air cette saison. Je vais vous faire une confidence : j’ai eu plus de discussions animées avec mon partenaire Jean-François Tessier cette année que lors de nos 10 premières saisons à Granby. C’était difficile de faire autrement dans le contexte. »

Les premiers

N’empêche que le tout premier événement sportif présenté au Québec après le confinement a été à l’Autodrome, le 20 juin.

« J’étais à la fois stressé et excité ce soir-là, se souvient Dominic Lussier. Avec le recul, on peut être fiers d’avoir été les premiers à présenter du sport au Québec. Dans le feu de l’action, on ne s’en rendait pas vraiment compte. »

En bout de ligne, Lussier a atteint son objectif cet été : il a réussi à conserver l’intérêt pour le stock-car sur terre battue.

« C’est ce qu’on voulait. Conserver l’intérêt des amateurs, mais aussi celui des pilotes, que je remercie d’avoir répondu présents tout au long de la saison. Quand j’entendais la conjointe de tel ou tel pilote dire qu’elle voulait que le couple passe ses fins de semaine en bateau, j’aimais pas ça ! »

Ce qui inquiète le plus Dominic Lussier, c’est que rien ne garantit que la prochaine saison sera plus « normale ».

« On ne sait pas ce qui nous attend dans deux semaines, alors encore moins dans huit mois. Dans cette perspective, on va commencer à planifier la prochaine saison plus tard que d’habitude. En attendant, on va espérer pour le mieux… »