«Je peux apporter pas mal d’offensive, mais j’accorde autant d’attention à mon jeu défensif. J’aime évoluer sur les unités spéciales et prendre des mises en jeu importantes», a mentionné Ludovic Harrisson, impatient de faire ses preuves chez les Inouk.
«Je peux apporter pas mal d’offensive, mais j’accorde autant d’attention à mon jeu défensif. J’aime évoluer sur les unités spéciales et prendre des mises en jeu importantes», a mentionné Ludovic Harrisson, impatient de faire ses preuves chez les Inouk.

Ludovic Harrisson veut faire ses preuves à Granby

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
Certains diront qu’il s’agit simplement d’une association des plus naturelles. Retranché par le Phoenix de Sherbrooke il y a une dizaine de jours, Ludovic Harrisson n’est pas retourné avec les Prédateurs de Joliette. Une transaction a plutôt permis à l’attaquant de rejoindre son père, Rémy, maintenant directeur des opérations hockey chez les Inouk.

«J’ai déjà remplacé pour quelques matchs avec le Phoenix, donc c’est certain que mon objectif était de jouer au niveau junior majeur cette saison. Par contre, je n’avais pas le contrôle là-dessus et je suis quand même très heureux de me joindre aux Inouk. C’est toujours intéressant d’évoluer avec une équipe qui aspire aux grands honneurs», a affirmé le jeune Harrisson en entrevue avec La Voix de l’Est mercredi.

«En plus, je ne serai pas trop loin de Sherbrooke si on a besoin de moi là-bas.»

Ludovic revient certainement en territoire connu, lui qui a passé par le hockey mineur de Bromont puis Cowansville avant de se joindre aux Gouverneurs de l’école secondaire Massey-Vanier. Il demeure toujours dans Lanaudière, mais pourra aussi passer du temps chez le conjoint de sa mère, à Saint-Paul-d’Abbotsford.

Soucieux de bien faire

Rappelons que les Prédateurs ont cédé Harrisson ainsi que des choix conditionnels de deuxième et onzième tours afin d’obtenir l’attaquant Yan-Cédric Gaudreault, qui a fait couler beaucoup d’encre sans disputer le moindre match dans l’uniforme granbyen.

Le nouveau numéro 19 des Inouk reconnaît qu’il sera probablement associé à Gaudreault pour un bon moment.

«Yan-Cédric est un excellent joueur, il devrait récolter beaucoup de points. Je ne dirais pas que je ressens une pression énorme, mais j’étais un peu stressé avant le match contre Chambly (vendredi dernier). Je voulais faire une bonne première impression, prouver aux dirigeants des Inouk qu’ils ont pris la bonne décision en allant me chercher», a-t-il expliqué.

Ludovic se décrit comme un centre polyvalent, «solide sur 200 pieds».

«Je peux apporter pas mal d’offensive, mais j’accorde autant d’attention à mon jeu défensif. J’aime évoluer sur les unités spéciales et prendre des mises en jeu importantes.»

Harrisson a porté les couleurs de trois équipes dans autant de ligues lors de la saison 2019-20. Il a d’abord amassé 14 points en 26 rencontres à titre de capitaine du Phénix du Collège Esther-Blondin au niveau midget AAA. Le Montréalais d’origine a aussi disputé quatre matchs dans l’uniforme sherbrookois (un point) et 18 autres avec les Prédateurs (14 points également), alors basés à Saint-Gabriel-de-Brandon.

Pas de traitement de faveur

Ludovic Harrisson se retrouve donc dans une situation semblable à celle vécue par Joakim Bergeron l’automne dernier, alors qu’il était dirigé par son père, Patrick. Le nouveau venu est toutefois loin de s’attendre à un traitement de faveur.

«Mon père m’a coaché à Massey-Vanier, mais il a toujours été plus strict avec moi que les autres. De toute façon, à partir de maintenant, c’est Alex (Bourret) mon entraîneur. Je vais m’adresser à lui directement si j’ai le moindre problème.»

Heureux de retrouver des joueurs comme Zachary Barabé et Samuel Michaud, Harrisson affirme avoir été très bien accueilli au sein du vestiaire granbyen.

Retrouvailles à Longueuil

Les Inouk reprendront l’action dès jeudi soir, toujours dans le cadre du fameux Défi Bauer. Ils tenteront alors de signer une deuxième victoire de suite du côté de Longueuil. Puisque seules les équipes de première place accèderont aux demi-finales du tournoi, une autre défaite nuirait grandement aux chances du Collège Français dans la section C, qui inclut aussi les Forts de Chambly. Ces derniers reviendront au Centre sportif Léonard-Grondin vendredi.

«Le tournoi se joue à 4 contre 4 et sans contact, donc c’est forcément différent. Par contre, l’enjeu reste intéressant puisque les gagnants seront assurés de participer aux séries. C’est un avantage non négligeable», a fait valoir Ludovic Harrisson, impatient de goûter à l’intense rivalité opposant Granby et Longueuil.