Louis-Philippe Dumoulin, tout juste avant le début de l'épreuve. La suite n'allait pas s'avérer au goût du Trifluvien.

Louis-Philippe Dumoulin aurait aimé fêter avec Lessard

VALLÉE-JONCTION — Louis-Philippe Dumoulin aurait aimé célébrer avec Raphaël Lessard à la suite de la brillante victoire de son coéquipier d’un jour, mais il n’avait pas le cœur à ça. Du moins, pas une quinzaine de minutes après l’épreuve, soit quand nous l’avons rencontré.

Il faut savoir que Dumoulin a eu maille à partir avec Jason Hathaway et Donald Theetge tout au long de l’épreuve et que sa journée de travail ne s’est pas terminée de la façon espérée. En fait, elle s’est terminée avec de lourds dommages sur sa voiture à la suite d’un solide accrochage avec Hathaway

«On était au 271e tour, j’étais cinquième et il y avait encore des chances de podium, a expliqué celui qui en était à son 100e départ en série canadienne de NASCAR. Mais avec le 3 (Hathaway) et le 24 (Theetge), ça brasse toujours et ça a brassé une fois de trop. Avec les Ranger, Labbé et Tagliani, y’a jamais de problèmes, mais avec ces gars-là, y’a toujours du trouble. C’est vraiment tannant!»

Dumoulin, qui a dû se contenter du 15e rang, était en beau fusil. Le retour à Trois-Rivières n’a pas dû être agréable…

«C’est plate, parce que Raphaël vient d’offrir une performance exceptionnelle, il a démontré à quel point il est aussi bon qu’on le dit. Mais là, on n’a pas le cœur à la fête tant que ça parce qu’on sait qu’il y a de l’ouvrage en maudit qui nous attend sur la voiture!»

La bête noire de Lacroix

Plus loin, Kevin Lacroix, deuxième, avait l’impression d’avoir dompté sa bête noire.

«À Chaudière, on a toujours de la misère, a-t-il dit. Dans ce contexte-là, on aurait été très heureux d’un top 5, mais une deuxième place, c’est encore mieux. On va quitter avec le sourire.»

Quant à Alex Labbé, troisième, il semblait plutôt heureux.

«Après une septième place à Bowmanville et une 13e à Hamilton, j’ai l’impression qu’on vient enfin de commencer notre saison», a-t-il souligné.

Alex Tagliani, finalement, n’avait pas l’air d’un pilote qui venait tout de même de terminer cinquième.

«Présentement, notre équipe essaie de réinventer la roue et ça ne marche pas, a-t-il lancé. J’ai fini cinquième, mais j’aurais dû finir dernier. Tant qu’on ne mettra pas le doigt sur le bobo, on va en arracher.»