Louis-Philippe Denis s’est imposé comme le deuxième marqueur des Remparts de Tours.
Louis-Philippe Denis s’est imposé comme le deuxième marqueur des Remparts de Tours.

Louis-Philippe Denis, victime de la pandémie?

La pandémie de COVID-19 a des effets sur tous les sports, partout sur la planète. Et elle en a sur plusieurs athlètes, individuellement parlant. L’ex-Inouk Louis-Philippe Denis semble être une des victimes de la pandémie.

Denis est rentré au Québec après avoir complété sa première saison chez les professionnels, en France. Après avoir amassé 23 points en 25 matchs et s’être imposé comme le deuxième meilleur marqueur des Remparts de Tours, celui qui a fait les 400 coups en compagnie de William Leblanc à Granby a refusé la dernière offre de contrat de l’équipe évoluant en première division.

«J’ai reçu trois offres, explique le Maskoutain de 21 ans. La première était inacceptable, la seconde était correcte et la troisième, de nouveau inacceptable. C’est dommage, car même si tout n’était pas parfait au sein de l’organisation, j’ai beaucoup aimé mon expérience à Tours, une excellente ville de hockey.»

Denis s’était entendu verbalement avec son entraîneur et directeur général sur un contrat qui lui aurait permis de revenir à Tours la saison prochaine. Mais le lendemain, la haute direction de l’équipe a revu à la baisse la proposition, qui était semblable à la première qu’il avait reçue.

«Les Remparts sont revenus sur leur parole. C’est décevant. Compte tenu des succès que j’ai connus cette saison, c’est dur à prendre. Mais je sais que tous les joueurs qui devaient renégocier leur contrat ont reçu une offre avec baisse de salaire. Est-ce une conséquence de la pandémie? C’est fort possible. Pourtant, on nous avait dit que l’équipe n’avait pas de problèmes financiers…»

Les Remparts avaient récemment embauché un nouvel entraîneur et directeur général. Et Denis avait aimé ses conversations avec Julien Grimard, qui assume les deux fonctions.

«Je faisais partie de ses plans, il semblait m’avoir en haute estime. Mais c’est en haut de lui que les dernières décisions se sont prises…»

La saison prochaine

Mais voilà, Louis-Philippe Denis se retrouve sans contrat en vue de la prochaine saison. Et il est clair : il n’est pas question qu’il abandonne le hockey.

«Mon plan A, ça reste l’Europe, explique-t-il. J’ai aimé l’Europe. J’y étais avec ma blonde et mon chien, j’étais bien. Mais si je ne réussis pas à décrocher un nouveau contrat à quelque part, je vais jouer au Québec, ne serait-ce qu'en attendant. La Ligue nord-américaine et la Ligue senior AAA sont des circuits intéressants.»

Car Denis est conscient que toute cette incertitude entourant la situation mondiale actuelle ne l’aide pas. 

«Les équipes sont prudentes, c’est clair. Personne ne sait vraiment ce qui l’attend.»

Un départ «stressant»

Louis-Philippe Denis est rentré au Québec il y a environ un mois. Au lendemain de l’élimination des Remparts au premier tour des séries, le reste des éliminatoires de la première division de la Ligue de France a été annulé.

«Honnêtement, notre départ de la France a été stressant, raconte-t-il. Le TGV vers Paris a été annulé et on a pris l’avant-dernier vol de notre compagnie aérienne. On commençait avoir hâte de rentrer chez nous…»

Avant de quitter, Denis a eu le temps de constater à quel point les autorités françaises prenaient la situation au sérieux.

«Ça prenait une permission spéciale pour sortir de la maison, à moins que ce soit pour aller à l’épicerie. Les rues étaient désertes comme je ne les avais jamais vues. On vit quelque chose de tellement spécial en ce moment. Ce qui est particulier, c’est que ça touche la planète au grand complet…»