Le capitaine du Collège Français, Maxime Chagnon, a réagi comme il se doit après avoir marqué le quatrième but de son équipe, celui qui donnait l’avance au Collège Français.

Longueuil accule les Inouk au mur

Les Inouk ne sont plus qu’à une petite défaite de voir leur saison prendre fin.

Samedi après-midi, les Granbyens ont subi un troisième échec en autant de matchs dans leur série demi-finale face au Collège Français, eux qui se sont inclinés 6-5 devant 694 de leurs partisans réunis au centre sportif Léonard-Grondin. Et dire qu’ils menaient 3-1 vers la fin de la première période…

Lors du premier match, l’indiscipline a coulé les Inouk. Lors du second, la piètre performance de l’avantage numérique a fait très mal. Samedi, ni le jeu de puissance (un en sept) ni le désavantage numérique (qui a concédé trois buts) n’a été impressionnant.

«On a eu nos bons moments, Longueuil a eu ses bons moments mais, au final, l’adversaire en a eu plus que nous, a expliqué Patrice Bosch. C’est une défaite qui fait mal, qui fait très mal, mais rappelez-vous que ça prend quatre victoires, pas juste trois, pour gagner une série. On est en mauvaise posture, mais ce n’est pas fini.»

Bosch en avait toutefois gros sur le cœur. Toujours sans nommer personne, il a parlé de joueurs «qui ne suivent pas ce qu’on leur dit de faire» ainsi que du travail des officiels.

Il en avait principalement contre la pénalité de quatre minutes pour avoir dardé imposée à Joachim Vachon, avec moins de cinq minutes à faire en troisième période, alors que les Inouk tiraient de l’arrière 6-4.

«Marc-Antoine Chagnon est un des bons arbitres de cette ligue-là, mais la pénalité à Joachim était très, très douteuse. Soyons sérieux, il a donné au gars de Longueuil une petite tape sur la culotte!»

Chagnon vient de Granby. On ne pourra certes pas l’accuser d’avoir un parti pris envers l’équipe de sa ville.

N’empêche que les Inouk ne jouent pas leur meilleur hockey et que les joueurs du Collège Français n’ont jamais semblé si rapides. L’absence de Maxime Borduas, qui purgeait samedi son deuxième de trois matchs de suspension, fait aussi très mal, particulièrement sur l’avantage numérique.

Avec trois buts et deux passes, Samuel Guilbault s’est amusé comme un p’tit fou aux dépens de la défensive des Inouk et du gardien Marc-Antoine Dufour, qui a fait face à 39 lancers. Avec deux buts et une passe, Maxime Chagnon a aussi connu un gros match.

Noah Corson a été le meilleur des Inouk avec un but et deux passes. Maxim Baillargeon, Thomas Caron, Laurent Minville et Jacob Dupont ont aussi déjoué Philippe Savard-Massé, qui a été mis à l’épreuve 30 fois.

Jacob Graveline a disputé son premier match des séries, lui qui avait encore raté plusieurs rencontres en raison d’un genou en mauvais état. Alexis Chicoine, Hubert Cyrenne-Blanchard et Jordan Roy étaient pour leur part hors de l'alignement.

«On sait qu’on est capables de battre cette équipe, mais il va falloir tous tirer dans le même sens, a mentionné Patrice Demuy. Je ne sais pas, on dirait qu’on ne joue pas avec désespoir. Mercredi, on n’aura pas le choix!»

Petroni : «Juste un but…»

L’entraîneur du Collège Français, Pierre Petroni, s’est contenté de sourire quand on lui a demandé s’il aurait cru ceux qui auraient prédit que son équipe allait remporter les trois premiers matchs de cette série.

«Je ne les aurais probablement pas cru, mais n’oubliez pas que nous n’avons encore gagné que par un seul but, a-t-il lancé. Aujourd’hui, c’est clair que notre travail sur les unités spéciales a fait la différence.»

Petroni a toutefois ajouté qu’il n’a jamais douté, même lorsque son équipe tirait de l’arrière 2-0 et 3-1.

«Jamais, jamais! Écoutez, on jouait bien et on avait nos chances. C’était une question de temps avant que ça ne débloque.»

Mais les Inouk ne sont pas morts, selon lui.

«Ils ont du caractère. C’est un cliché, mais c’est vrai : la quatrième victoire sera la plus dure à aller chercher.»