Loïk Messier en compagnie de son père lorsqu’il a été couronné champion et recrue de l’année en slingshot junior au RPM Speedway.

Loïk Messier: quand le talent n’attend pas l’âge

Certains disent qu’il est dans une classe à part alors que d’autres prétendent qu’il n’est rien de moins qu’un prodige. Chose certaine, le petit Loïk Messier, sept ans, a fait écarquiller les yeux à bien du monde, cet été, au volant de sa voiture slingshot, en classe junior. Quand le talent n’attend pas l’âge…

Parce qu’il venait de remporter deux titres en Série G-Kart à l’Autodrome Granby, Loïk a eu la permission de participer au championnat en slingshot junior à l’Autodrome Granby, au RPM Speedway et à l’Autodrome Drummond, bien que cette série s’adresse aux huit à 14 ans. Et voilà qu’il a été couronné champion au RPM et qu’il a fini deuxième à Granby et à Drummondville, méritant ainsi le titre de recrue de l’année aux deux pistes.

« Je ne sais pas si Loïk est un prodige, mais il a du talent, c’est certain, explique Steve Messier, son père, qui prend soin de ne pas trop s’exciter. Il n’a peur de rien en piste et il effectue des manœuvres dignes d’un pilote beaucoup plus âgé. Il est impressionnant, j’avoue. »

En tout et partout, le jeune Granbyen a gagné trois courses cette saison, a terminé deuxième six fois et a fini troisième deux fois. On parle donc de 11 podiums en 19 départs.

« J’avais hâte de voir comment il allait se débrouiller face à des enfants plus vieux que lui ainsi que des adolescents, reprend son père. Disons qu’il a bien fait les choses ! »

Mais pour reprendre l’expression consacrée, Loïk est tombé dedans à sa naissance, ou presque. Son père se souvient encore qu’il l’a amené voir les gros blocs à l’Autodrome alors qu’il était âgé de… trois mois.

« J’ai moi-même fait du karting et j’ai fait une saison en STR en 2018. Et à la maison, on regarde des courses à la télé et sur l’ordi. Il aime tellement ça ! »

Steve Messier décrit son fils comme étant un garçon agité dans la vie de tous les jours. Mais lorsqu’il enfile son habit de coureur, il devient quelqu’un d’autre.

« Il devient alors full concentré, sérieux et parfaitement à son affaire. La transformation est impressionnante. »

L’avenir

Il est difficile d’imaginer que Loïk Messier va courir en slingshot junior jusqu’à l’âge de 14 ans, comme il le devrait. Devant les performances de son garçon, Steve Messier n’a pas le choix de commencer à jongler en pensant à l’avenir.

« C’est sûr que Loïk est encore très jeune et que ses intérêts peuvent changer du jour au lendemain, dit-il. Mais s‘il continue à triper sur la course et s’il continue d’être aussi bon, il va falloir évaluer nos options comme il faut. Est-ce qu’il pourrait se retrouver en slingshot senior avant le temps ? Fort probablement. Et est-ce qu’il pourrait se retrouver en sportsman à 13 ou 14 ans, peut-être même avant ? Je ne sais pas. Ça risque de devenir un heureux problème tantôt… »

Et dire que tout ce que son père lui demandait, à sa première saison en slingshot junior, c’était de terminer ses courses et de ramener la voiture en un seul morceau !

« Il m’a surpris, il a surpris tout le monde. Mais le plus beau, c’est de voir à quel point il s’amuse, à quel point la course l’aide. En tant que papa, c’est ce qui vient me chercher le plus. »