« Quand je jouais dans les autres ligues, j’entendais toujours parler d’équipes comme Terrebonne et Longueuil. J’avais envie de joindre un club, dont on parle moins souvent, et d’aller vaincre ces équipes-là», explique Simon Lavoie.

L’intéressant bagage de Simon Lavoie

Après des passages dans les circuits des Maritimes et du Manitoba la saison dernière, Simon Lavoie est arrivé au camp des Inouk armé d’un bagage d’expérience fort intéressant. Et voilà que le défenseur de 20 ans connaît un solide départ au sein de la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

Lavoie a déjà amassé six points (dont deux buts) en autant de matchs. Présentant un différentiel de +5, il contribue certainement au meilleur début de saison de l’histoire des Inouk, toujours parfaits après six parties.

« Je suis très satisfait jusqu’à maintenant. Et j’ai l’intention d’améliorer mon jeu au fil du temps », a simplement indiqué le principal intéressé, en entrevue à La Voix de l’Est mercredi.

Parti voir du pays

Au terme de ses deux saisons avec les Blues du Collège Dawson, Simon Lavoie a suivi les conseils d’un proche en se joignant aux Lumberjacks de South Shore, basés dans le sud de la Nouvelle-Écosse, à environ 1 h 40 d’Halifax.

« Je voulais continuer de jouer au hockey et d’aller à l’école en anglais. Donc je penchais plus pour les Maritimes. À ce moment-là, l’option du junior AAA au Québec était moins intéressante pour moi », a-t-il expliqué.

Ayant besoin de renfort à l’attaque, les Lumberjacks ont toutefois échangé Lavoie aux Wolverines de Whitecourt, de la Ligue junior A de l’Alberta, à la date limite des transactions.

« Pour moi, ça a été un échange très favorable. J’ai augmenté de calibre. Le jeu était pas mal plus intense en Alberta que dans l’Est. En fait, j’étais bien content », a précisé le natif de Roberval.

En 59 parties avec South Shore puis Whitecourt, Lavoie a donc récolté un total de 16 points (dont un but) lors de la saison 2017-2018.

Un projet attirant

Puis, au cours de l’été, le vétéran défenseur a été contacté par Patrice Bosch. Déjà tenté par un retour au Québec, Simon Lavoie a totalement adhéré au projet présenté par l’entraîneur-chef et directeur général des Inouk.

« Quand je jouais dans les autres ligues, j’entendais toujours parler d’équipes comme Terrebonne et Longueuil. J’avais envie de joindre un club, dont on parle moins souvent, et d’aller vaincre ces équipes-là. De prouver qu’on peut faire quelque chose de bien nous aussi. Pat a la même mentalité que moi, donc j’ai été très intéressé par son offre », a-t-il raconté.

Lavoie estime que les styles de jeu des différentes ligues ont fait de lui un joueur plus complet, capable d’évoluer autant sur le jeu de puissance qu’en désavantage numérique.

« Le jeu est définitivement plus robuste dans l’Ouest. Ce n’est pas une question de gabarits. Mais là-bas, la mentalité est plus de travailler fort. Les habiletés individuelles et les systèmes de jeu prennent moins de place. L’idée est de travailler plus pour vaincre l’adversaire physiquement », a expliqué l’étudiant en sciences humaines, profil administration, au Cégep de Granby.

Plus souvent qu’autrement, les joueurs de 20 ans doivent faire preuve de leadership dans le monde du hockey junior. En ce sens, Simon Lavoie compte s’inspirer d’anciens coéquipiers qui prêchaient avant tout par l’exemple.

À Granby, Lavoie sera d’ailleurs appelé à encadrer des recrues telles que Tristan Chagnon et Nathan Martel. Et il semble se plaire dans son rôle de mentor.

« Ce sont des jeunes qui apprennent vite, qui sont solides et qui écoutent les consignes. Même s’ils ont moins d’expérience, je crois qu’ils ont un bel avenir devant eux. »

Lavoie et les Inouk seront à Montréal-Nord vendredi soir.